À la veille du choc retour face à l’Égypte, le Stade de Kégué retient son souffle. Entre l’assurance des Amazones et la soif de revanche des Pharaonnes, la tension est à son comble. Ce jeudi 12 février n’est pas un jour comme les autres. C’est le jour des derniers regards, des derniers réglages et, surtout, de la guerre des nerfs médiatique.
Après le hold-up parfait réalisé au Caire (1-0), nos Amazones U20 ne sont plus qu’à 90 minutes d’un exploit qui ferait date. Mais attention : une Pharaonne blessée reste un prédateur redoutable.Le duel des mots avant celui des cramponsTout commence dès 14h30. Le staff égyptien ouvrira le bal face aux micros. On s’attend à un discours conquérant, car pour elles, l’échec n’est pas une option. Dans la foulée, à 15h00, les joueuses égyptiennes fouleront la pelouse pour une ultime reconnaissance. Leurs 15 premières minutes de jongles et de sprints seront scrutées de près par les observateurs : l’ombre d’un doute ou une détermination de fer ? Puis, place à nos héroïnes. À 16h00, le sélectionneur béninois prendra la parole. Calme, déterminé, il devra répondre à la question qui brûle toutes les lèvres : comment verrouiller cette qualification sans trembler ?
Kégué, le jardin des Amazones
Le point d’orgue de cette journée sera sans doute à 16h30. Sous les premières lueurs du crépuscule, les Amazones s’empareront de la pelouse pour leur dernier galop d’essai. C’est là, dans l’intimité des 15 minutes accordées à la presse, que l’on pourra lire sur les visages. On veut voir des sourires, de la concentration et cette grinta qui nous a fait vibrer au match aller.
Le Bénin n’a jamais été aussi proche de son rêve polonais. Le public de Lomé, qui a adopté ces jeunes filles comme les siennes, promet une ambiance électrique. Les murs du stade vont vibrer, les cœurs vont battre la chamade, et chaque ballon aura une odeur de finale.Mesdames, le pays vous regarde. Le continent vous observe. Écrivez votre propre légende !
Firmin DANNON Journaliste sportif









