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Championnat junior de wushu : la sélection béninoise a fait forte impression lors de la 7ᵉ édition

Déroulée du 9 au 14 février 2026 en Égypte ,après six jours de compétition acharnée, les jeunes ambassadeurs du Bénin reviennent avec une récolte impressionnante de 13 médailles – 1 or, 8 argent et 4 bronze – et une troisième place continentale en taolu. C’est une étape symbolique dans l’évolution du wushu béninois.

Une délégation ambitieuse et conquérante

Composée de neuf athlètes, encadrés par des techniciens expérimentés et des responsables fédéraux mobilisés, la sélection béninoise n’a pas fait le déplacement pour apprendre, mais pour performer. Dans le pays des Pharaons, elle a su rivaliser avec les meilleures nations africaines de la discipline, démontrant maturité, discipline et maîtrise technique. Au classement général en taolu, le Bénin se hisse à une remarquable troisième place, récompensée par un trophée qui vient couronner plusieurs années de structuration et de travail à la base.

Taolu : régularité et talent au rendez-vous

La dynamique béninoise s’est construite autour d’une constance remarquable dans les épreuves de taolu. Auristella Gouleme Bignon s’est distinguée avec trois médailles : l’argent en daoshu, le bronze en changquan et en gunshu. Une performance qui confirme son statut de valeur sûre de la jeune génération. Florinda Nougbodohoué a, quant à elle, démontré tout l’étendue de son potentiel avec deux médailles d’argent en jianshu et qianshu, affichant une précision technique saluée par les juges. Karal Agonsa a marqué les esprits en décrochant trois médailles d’argent en nanquan, nandao et nangun, preuve d’une polyvalence rare et d’une maîtrise technique aboutie. Lariosse Dako-Vigan, Kélia Noudofinin et Osée Koudjega ont également contribué à l’effort collectif, chacun apportant une médaille d’argent ou de bronze au compteur national. Une performance d’ensemble qui témoigne de la densité croissante du vivier béninois.

Sanda et esprit d’équipe : l’or collectif en jiti

En sanda, Lionel Doudji a su tirer son épingle du jeu en se hissant sur la deuxième marche du podium, au terme d’un parcours engagé et courageux. Mais le moment fort restera l’or décroché en jiti, venu récompenser une prestation collective solide et parfaitement exécutée. Plus qu’une médaille, ce titre symbolise la cohésion et la montée en puissance du wushu béninois sur la scène africaine. Cap sur Dakar 2026

Au-delà des podiums, cette campagne continentale s’inscrit dans une stratégie plus large. Le wushu fera son entrée en sport d’exhibition aux Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026, une première historique sur le sol africain. Pour le Bénin, ces 13 médailles ne sont pas une finalité, mais une étape. Elles traduisent un projet ambitieux, structuré, qui vise désormais une reconnaissance plus large et des performances de haut niveau lors des grandes échéances internationales.En revenant d’Égypte avec une troisième place continentale et une moisson record, la jeunesse béninoise du wushu envoie un message clair : le Bénin n’est plus un outsider. Il est désormais un acteur qui compte.

Firmin DANNON, Journaliste sportif.

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