Face aux défis croissants du marché de l’emploi et à l’explosion démographique attendue, le Dr Issihako Zimé Lafia, leader politique et acteur social, propose une approche radicalement différente pour l’insertion des jeunes. Entre passion, planification de vie et opportunités du numérique, il dresse un état des lieux sans concession sur le plateau d’Actu matin du mardi 17 février 2026.
Le système éducatif béninois, et plus largement africain, produit des diplômés « inodores et sans saveur » sur le plan pratique. C’est le cri d’alarme lancé par le Dr Issihako Zimé Lafia lors de son récent passage sur le plateau d’Actu Matin. Pour ce jeune leader, il est urgent de redéfinir les stratégies d’exhortation à l’auto-emploi pour éviter une crise sociale majeure dans les décennies à venir. Selon le Dr Zimé Lafia, le déphasage entre la formation académique et les exigences du marché est la racine du mal. « Nous faisons beaucoup de théories, mais pas de pratique », déplore-t-il. Il plaide pour un « recyclage chirurgical » des jeunes diplômés dont le parchemin est inadapté, tout en saluant les efforts récents de professionnalisation des métiers artisanaux.
Cependant, au-delà du diplôme, c’est l’état d’esprit qui doit changer. L’invité insiste sur un concept clé: la passion. Pour lui, entreprendre par nécessité ou « par accident » mène inévitablement à l’échec. « Quand vous êtes passionné, les difficultés se transforment en opportunités », affirme-t-il. Il rappelle qu’un entrepreneur, qu’il soit médecin ou agriculteur, doit avant tout devenir un gestionnaire polyvalent, capable de maîtriser la fiscalité, la comptabilité et la communication.
Les « saisons de la vie » : une boussole pour la jeunesse
La particularité du discours du Dr Zimé Lafia réside dans sa théorisation des « saisons de la vie », un concept qu’il a partagé avec les étudiants du septentrion. Selon lui, la réussite repose sur une planification rigoureuse c’est-à-dire de 20 à 30 ans : la saison des engagements (contrat de travail, autonomie); de 30 à 40 ans, la saison des réalisations et à 50 ans c’est la saison des réconciliations et de la gestion des conflits générationnels. « Si vous n’avez pas un projet de vie clair et cohérent, l’âge vous rattrape », prévient-il.
Cette organisation est d’autant plus cruciale que le Bénin verra sa population doubler d’ici 25 ans pour atteindre 28 millions d’habitants. « Nos enfants vont trouver du boulot dans quel Bénin ? », interroge-t-il pour souligner l’urgence d’un changement de paradigme.
Le numérique : Entre mine d’or et dérives
Enfin, le Dr Zimé Lafia a abordé la question du numérique. S’il y voit une opportunité financière immense, il regrette que la jeunesse africaine soit encore trop souvent cantonnée aux « mauvais rôles » (arnaques, recherche de likes, anonymat malveillant) par manque d’éducation adaptée à ces outil. En s’appuyant sur des modèles de réussite internationaux comme Jeff Bezos ou Elon Musk, mais aussi sur des exemples locaux et politiques comme le parcours du Président Patrice Talon, le Dr Issihako Zimé Lafia veut prouver qu’avec une vision et de la résilience, l’échec n’est qu’une « référence » pour investir le futur. Un message de responsabilité qui place désormais la balle dans le camp de la jeunesse et des décideurs.










Un commentaire
Le message est claire : il faut agir ensemble pour des emplois dignes mais aussi l’entrepreneuriat des jeunes afin d’éviter le suicide collectif des futures générations.
L’éducation doit est revue de fond en comble pour tenir compte non seulement de l’évolution du monde contemporain et technologique , mais aussi et surtout des politiques publiques socio-économiques en Afrique.