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Violences basées sur le genre et fléaux connexes : SOS civisme et Banouto initient des journalistes à la dénonciation par l’investigation professionnelle

Une cinquantaine de journalistes sélectionnés par le consortium SOS Civisme Bénin et Banouto suivent depuis mercredi matin, une formation sur les violences basées sur le genre, qu’elles soient physiques ou virtuelles. C’est dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Stop corruption, stop VGB ». Une initiative mise sur pied pour permettre aux acteurs des médias de jouer pleinement leur rôle dans la lutte contre ce fléau.

Lors de la cérémonie d’ouverture, Léone GAMAÏ, représentant le consortium, a présenté le contexte et la pertinence du projet. La rareté des productions médiatiques sur des sujets aussi sensibles, et qui provoquent de profondes dévastations dans la vie des victimes, est une insuffisance qu’il faudra contribuer à combler. C’est d’ailleurs pour cela que Lionel GBEGONNOUDE, va « espérer que cette séance de formation va permettre de voir les hommes des médias s’intéresser davantage au sujet, et d’être plus outillés pour mieux l’aborder en tenant compte les enjeux liés au profil des personnes impliquées, qu’elles soient coupables ou victimes ». En tout cas, a promis le représentant de la Haute autorité de l’audio-visuel et de la communication, l’instance de régulation des médias au Bénin observera l’impact de cette formation sur la qualité des productions médiatiques.

Une série de formation pour mieux outiller les professionnels des médias

La formation tient compte de deux volets : d’abord, les thématiques liées au fléau et à ses ramifications. C’est Dr Dorice DJETON GOUDOU, journaliste et spécialistes des questions genre et développement qui a été chargée de cette partie. Elle a exploré les contours notionnels des thématiques comme la sextorsion, la corruption sexuelle ou le Revenge – porn, leur mode d’expression et leurs conséquences sur les victimes. De son côté, Josué MEHOUENOU a rappelé aux participants, les principes professionnels qui gouvernent le travail d’investigation journalistique.

Une formation pour des résultats concrets

Après cette étape de la formation avec la cinquantaine de journaliste à Grand-Popo pour ceux du sud Bénin, le projet entend se porter vers les acteurs des médias du septentrion pour les mêmes objectifs et dans les mêmes conditions. A la fin, il devrait permettre d’avoir des journalistes informés sur les sujets évoqués, et qui détiennent des sujets d’enquêtes pertinents pour des productions médiatiques. A ce propos, et en dehors des outils dont on les aura dotés pendant ces jours de formations, les participants disposent de coaches pour les suivre, dans un délai précis, dans la réalisation de leurs production de presse.

Le projet a donc choisi de mettre l’accent surtout sur le volet pratique, pour éviter que la formation ne se limite à doter les journalistes de connaissances sans passer le cap de l’acte concret de réalisation des productions qui dénoncent et fassent reculer le phénomène.

Inf’au Zénith

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