L’échiquier électoral pour la présidentielle d’avril 2026 au Bénin s’enrichit d’un acteur atypique. Loin des structures partisanes classiques, la « Team Don pour Row » se positionne comme un mouvement de communication stratégique visant à plébisciter le duo de la majorité présidentielle, Romuald Wadagni et Mariam Chabi Talata. Invité sur le plateau de Canal 3 Bénin, Donklam Aballo, capitaine de cette équipe, a levé le voile sur les ambitions et la méthode de cette force numérique.
Se définissant non pas comme un parti politique, mais comme une « communauté d’influence », la Team Don ambitionne de déconstruire le discours fataliste selon lequel l’élection de 2026 serait jouée d’avance. Pour Donklam Aballo, la campagne électorale est une compétition qui nécessite une prise au sérieux de l’adversaire, à l’image d’un match de football. « Penser que c’est déjà gagné, c’est faux », a-t-il martelé, soulignant l’engagement de son équipe à utiliser l’outil de la communication pour montrer les enjeux du scrutin et encourager une forte participation citoyenne.
La stratégie de la Team repose principalement sur un maillage intensif des réseaux sociaux, considérés comme un « homeland » permettant de toucher instantanément toutes les couches de la population, sans la lourdeur d’un déploiement territorial classique. Facebook, TikTok, WhatsApp et bientôt Instagram sont les terrains de prédilection de cette équipe qui compte sur ses membres pour relayer massivement des contenus en plusieurs langues. L’objectif est de toucher deux cibles prioritaires: les « primo-votants » pour leur faire prendre conscience de leur pouvoir de décision, et les indécis, souvent en manque de la bonne information.
Au-delà de la bataille digitale, Donklam Aballo assure que la Team Don compte apporter sa pierre à l’édifice lors de la campagne officielle en harmonie avec la ligne de communication du candidat. Fort de son expérience passée dans les médias, il plaide pour une séparation stricte entre journalisme et engagement politique.
Son ambition ultime est de garantir une victoire éclatante, mais surtout légitime, au duo Wadagni-Talata par un plébiscite populaire fort. « Il s’agit également de l’image du pays. Celui qui est élu avec 20 ou 30 % de participation ne se sent pas légitime », a-t-il conclu, appelant à un engagement patriotique massif.









