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Présidentielle 2026: le plan d’Edmond AYINDE pour briser le mur de l’abstention

À quelques semaines du scrutin présidentiel du 12 avril prochain, l’heure est à la mobilisation générale dans les états-majors politiques. Edmond AYINDE, membre facilitateur de la plateforme des mouvements de soutien à Romuald Wadagni, a exposé les enjeux de cette période de pré-campagne. Face à l’érosion constante du taux de participation constatée lors des dernières joutes électorales, les partisans du ministre d’État font de la sensibilisation citoyenne leur cheval de bataille pour garantir une légitimité forte au futur locataire de la Marina.

L’ombre de l’abstention plane sur le rendez-vous électoral du 12 avril, et Edmond AYINDE ne s’en cache pas. Pour ce responsable politique, également membre du bureau politique national de l’Up le renouveau, le faible taux de participation enregistré lors des législatives et communales de janvier dernier, sous la barre des 40%, est un signal d’alarme qui interpelle tous les acteurs. Il attribue ce désintérêt partiel à la rigueur de la réforme du système partisan qui, en limitant le nombre de formations politiques, a mécaniquement réduit les points de contact directs avec les militants à la base. « La réforme a été une marche forcée et il faut désormais adapter nos stratégies pour recréer l’engouement, surtout chez les primaux votants qui ne savent pas toujours que leur inscription sur la liste électorale est automatique dès l’âge de 18 ans via l’Anip », a-t-il analysé.

Le mot d’ordre pour cette campagne de proximité est clair: la continuité. Edmond AYINDE soutient que les populations béninoises aspirent à la pérennisation des acquis du président Patrice Talon, tout en appelant de leurs vœux un rajeunissement de la classe politique incarné par le candidat Romuald Wadagni. Pour le facilitateur, l’enjeu est de « raccorder la bonne corde à l’ancienne » afin de ne pas fragiliser l’édifice de développement construit depuis 2016. Il promet un projet de société ambitieux, dont les détails seront dévoilés prochainement, avec une inflexion majeure vers le volet social et l’humain.

« On va beaucoup plus mettre l’accent sur l’homme sans pour autant arrêter les infrastructures, car il faut donner de l’eau, de l’électricité et continuer de développer le pays », a-t-il martelé pour rassurer les électeurs sur la teneur des sept prochaines années. Malgré la prolifération des mouvements de soutien, Edmond AYINDE réfute toute idée de cacophonie sur le terrain. Il voit plutôt dans cet activisme une saine émulation visant un objectif commun : atteindre un taux de participation oscillant entre 75% et 80%. Il reconnaît que le chemin vers un tel plébiscite est ardu, compte tenu du manque d’engouement suscité parfois par la gestion du personnel politique durant les dix dernières années, mais il se veut optimiste.

Pour lui, la prise de conscience est générale et le choix d’un candidat jeune constitue un levier psychologique puissant pour remobiliser les troupes. En attendant l’ouverture officielle de la campagne, la plateforme des partisans de Wadagni investit les quartiers pour convaincre que « le meilleur est pour bientôt » et que l’avenir du Bénin passe par une participation massive au scrutin.

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