Ce mardi 17 mars 2026, l’ONG Monde Actions Durables (MAD) a tiré la sonnette d’alarme à Zoca. Face à des artisanes de l’association AMAPROCOT attentives et engagées, une question cruciale a été posée : sommes-nous réellement en sécurité sur les réseaux sociaux ?
Dans une ambiance interactive et sans détour, plusieurs femmes entrepreneures ont découvert une vérité souvent ignorée : sur internet, rien ne disparaît vraiment. Une simple publication, faite à la légère aujourd’hui, peut ressurgir des années plus tard… avec des conséquences parfois irréversibles.
Pour ces femmes dont les activités reposent sur la confiance et la qualité de leur image, le danger est bien réel. Une photo mal choisie, un commentaire impulsif ou une vidéo inappropriée peuvent :
ternir une réputation durement construite,
faire fuir des clients,
bloquer des opportunités professionnelles.
Dans le monde de l’artisanat, où chaque produit raconte une histoire et porte une identité, l’image numérique devient un véritable levier… ou un risque majeur.
La rencontre a également levé le voile sur des pratiques alarmantes : sextorsion, cyberharcèlement, diffusion d’images sans consentement, injures en ligne… autant de réalités qui touchent de plus en plus de femmes.
Plus préoccupant encore, certains comportements jugés “banals” peuvent entraîner de lourdes sanctions. Le Code du numérique au Bénin est clair : insulter, diffamer ou exposer quelqu’un en ligne peut coûter cher — très cher.
Mais loin de décourager, l’ONG MAD a voulu éveiller les consciences et ouvrir des perspectives. Car bien utilisé, le numérique reste un puissant outil de réussite.
Les artisanes ont été encouragées à :
valoriser leur savoir-faire,
renforcer leur visibilité,
attirer de nouveaux marchés,
bâtir une activité durable et moderne.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large portée par l’ONG MAD en 2026, et résonne particulièrement avec l’esprit de la Journée internationale des droits des femmes.
Un message fort à retenir : dans le monde numérique, chaque clic compte. Et pour ces femmes battantes, il ne s’agit plus seulement d’être visibles… mais d’être vigilantes.









