À moins de deux semaines du scrutin présidentiel, la mobilisation s’intensifie sur le terrain. Curias Hadonou, président du Réseau des amis de Romuald Wadagni, a détaillé sur Actu matin, la stratégie de son mouvement pour contrer l’abstention. Entre éducation civique et proximité militante, ce réseau citoyen mise sur la jeunesse pour faire du 12 avril une véritable fête démocratique.
Le constat des dernières joutes électorales est resté en travers de la gorge des acteurs politiques: un taux de participation timide, notamment chez les jeunes. Pour Carias Hadonou, il est impératif d’inverser la tendance. Son mouvement, qui se définit comme un « réseau citoyen engagé » et non un parti politique, parcourt les quartiers et villages pour expliquer les enjeux du vote.
« Sortir le 12 avril, c’est choisir l’avenir du pays, c’est renforcer la démocratie et exprimer sa voix dans la paix », a-t-il martelé, rappelant que le vote est autant un droit qu’un devoir constitutionnel. Sur le terrain, l’action du Réseau se veut pragmatique. Loin des structures lourdes des partis traditionnels, le réseau utilise la souplesse des groupes de jeunes pour toucher les populations dans leur intimité.
Des causeries thématiques sont organisées pour lever les doutes et aider les citoyens à localiser leurs bureaux de vote ou à récupérer leurs cartes d’électeur. « Nous allons là où les partis ne vont pas. Quand un étudiant de Toucountouna toque à une porte dans son village, c’est un enfant de la maison qui parle aux siens, pas un étranger », explique Carias Hadonou pour justifier l’efficacité de sa méthode de ratissage.
Interrogé sur la coloration politique de son mouvement, le président du Rarw assume son soutien au candidat Romuald Wadagni, tout en rappelant que le réseau œuvre pour l’excellence depuis 2017. Selon lui, le projet de société du ministre d’État est celui qui répond le mieux aux aspirations de la nouvelle génération.
« Le projet de Romuald Wadagni est tourné vers les jeunes : autonomie économique, adéquation formation-emploi et modernité », a-t-il soutenu. Pour les derniers jours de campagne, le mot d’ordre est clair: transformer la période électorale en une liesse nationale pour prouver que la jeunesse béninoise est prête à prendre ses responsabilités.









