HARARE , Au terme d’un scénario à couper le souffle, les jeunes Guépards du Bénin ont renversé la vapeur au Zimbabwe pour s’offrir une qualification héroïque en demi-finales de la CAN Scolaire 2026.
Un sursaut d’orgueil face à la Zambie
Après une entame de tournoi poussive qui avait laissé planer le doute sur leur première sortie contre le Sénégal dans ce « groupe de la mort », les poulains de l’encadrement technique béninois ont dû puiser dans leurs réserves mentales. La confrontation face à la Zambie faisait office de premier couperet : la défaite était interdite.
Sur le rectangle vert, la réponse fut cinglante.
Portés par une animation offensive retrouvée, les Béninois ont dicté leur rythme. Benoît Dossou-Yovo a d’abord débloqué la situation avant que Bachirou Maman ne vienne sceller un succès net et sans bavure (2-0). Une victoire fondatrice qui a redonné de la voix à un vestiaire qui n’attendait qu’une étincelle pour s’enflammer.
Le mur tanzanien n’a pas suffi
Le véritable test de caractère restait cependant à venir. Face à la Tanzanie, tenante du titre et épouvantail de la compétition, le Bénin a dû faire face à l’adversité la plus totale. Menés au score dès la 26e minute suite à un penalty sévère, les Guépards ont semblé vaciller sous les coups de boutoir des champions sortants.
Mais c’était sans compter sur la résilience de cette génération 2026. Alors que l’arbitre s’apprêtait à renvoyer les deux équipes aux vestiaires, Abel Mevowanou a surgi dans les arrêts de jeu pour arracher l’égalisation. Ce but, bien plus qu’une simple unité au tableau d’affichage, a agi comme un véritable uppercut moral sur les Tanzaniens.

La route vers le sacre est tracée
En tenant ce score de parité (1-1) jusqu’au coup de sifflet final, les Béninois valident leur ticket pour les demi-finales. Un exploit retentissant qui place désormais le Bénin parmi les quatre meilleures nations scolaires du continent.Le rendez-vous est pris pour jeudi prochain.
Désormais décomplexés et portés par une dynamique de victoire, les Guépards ne se cachent plus : ils sont à Harare pour marquer l’histoire. La pression a changé de camp, et le rêve d’un sacre continental n’a jamais semblé aussi tangible.
Firmin DANNON Journaliste sportif









