Lomé s’apprête à devenir, dès ce mardi 7 avril 2026, l’épicentre du handball ouest-africain. Pour les jeunes Guépards du Bénin (U18 et U20), ce n’est pas qu’un simple tournoi : c’est l’heure de prouver que le travail de fond entamé à Cotonou commence à porter ses fruits à l’échelle de la Zone 3.
Les U18 dans la fosse aux lions
Le tirage n’a pas été tendre avec les cadets. Logés dans le groupe B, les moins de 18 ans héritent d’un véritable « groupe de la mort ».Le Nigeria, ogre annoncé de la compétition. Le Burkina Faso et le Niger, deux nations physiques et accrocheuses. Pour sortir des poules, les jeunes Guépards devront faire preuve d’une maturité précoce. Ici, l’erreur ne pardonnera pas. Chaque possession, chaque repli défensif pèsera lourd dans la balance. Mais c’est précisément dans ce genre de contexte que se forgent les grands caractères.
Juniors U20 : Le test de caractère face à l’hôte
Chez les plus grands, la configuration est différente mais tout aussi électrique. Le Bénin se retrouve dans le groupe A aux côtés du Ghana, du Niger et surtout du Togo. Le duel face au pays hôte sera le thermomètre de notre tournoi. Jouer le Togo devant son public, c’est tester le mental de nos joueurs dans l’adversité. »L’enjeu pour cette catégorie est clair : transformer les promesses des derniers stages de préparation en une identité de jeu fluide et efficace. Les U20 ne viennent pas pour apprendre, ils viennent pour confirmer qu’ils sont la relève immédiate de l’équipe senior.
Plus qu’un trophée, une vision
Au-delà de la quête des médailles, cet IHF Trophy Lomé 2026 est le miroir de la structuration actuelle du handball béninois. Depuis quelques années, la discipline refuse de stagner. Elle mise sur la formation, la détection et, surtout, sur la confrontation internationale régulière. Participer à ce tournoi, c’est offrir à ces jeunes l’adrénaline du haut niveau, celle qui transforme un espoir en un joueur de métier.
L’esprit Guépard au révélateur
Le public béninois attend de ses ambassadeurs du cœur, de la sueur et une discipline de fer. À Lomé, la pression sera réelle, mais l’opportunité est immense : marquer les esprits et envoyer un signal fort à la Zone 3.
Firmin DANNON Journaliste sportif.








