L’agriculture, socle de l’économie béninoise, est au cœur des enjeux de la présidentielle du 12 avril prochain. Olivier Noukpokinnou, acteur politique de la mouvance présidentielle, défend avec vigueur le programme du candidat Romuald Wadagni. Entre mécanisation, souveraineté alimentaire et innovation sociale comme la retraite pour les agriculteurs, l’invité a tracé les contours d’un secteur prêt à tripler sa production.
Pour Olivier Noukpokinnou, le candidat Romuald Wadagni ambitionne de tripler la production agricole nationale sans forcément allonger les délais, mais en misant sur une trilogie gagnante: des semences adaptées au climat, une mécanisation accrue et un financement structuré. « Nous avons des terres arables et un atout majeur avec notre industrie locale naissante. Le défi est désormais de fournir plus de moyens à nos paysans pour passer d’une agriculture de subsistance à une véritable puissance de production », a-t-il affirmé, soulignant que le contrôle des exportations est une opportunité pour renforcer la souveraineté alimentaire du pays.
L’un des freins majeurs identifiés reste l’attractivité du métier pour la jeunesse et la raréfaction de la main-d’œuvre qualifiée. Olivier Noukpokinnou a déploré l’exode de nombreux jeunes vers des pays voisins comme le Nigéria en quête de meilleures rémunérations. Pour inverser la tendance, le projet Wadagni-Talata propose une approche novatrice : la création de véritables « pôles agricoles » inspirés du modèle de la zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ).
« Il faut imaginer des espaces dédiés où le service agricole, les machines et les intrants sont disponibles sur place. En rendant le secteur plus moderne et moins pénible, nous motiverons les techniciens formés à rester sur la terre plutôt que de chercher refuge dans les bureaux », a martelé l’acteur politique. Mais la véritable révolution sociale du programme réside dans l’instauration d’un mécanisme de retraite pour les producteurs.
Pour pallier l’absence de protection sociale dans le monde rural, le candidat Wadagni propose un système de cotisation original basé sur le prélèvement d’une partie de la production au moment de la vente. « L’agriculteur n’aura pas besoin de sortir de l’argent de sa poche. Le prélèvement servira de cotisation pour sa retraite, lui garantissant une sécurité après des années de labeur », a expliqué Olivier Noukpokinnou.
Ce dernier a conclu son intervention en invitant les acteurs du secteur à croire en cette vision qui concilie industrialisation locale et patriotisme économique, gage d’un Bénin résilient face aux chocs mondiaux.









