Le sprint final est lancé. À moins de quatre jours du scrutin présidentiel, les mouvements de soutien au duo Wada-Talata multiplient les initiatives de proximité. Ce mercredi 8 avril, c’est une caravane imposante, menée par Armand Sounton, leader du mouvement « Les Bataillons de Patrice Talon », qui a pris d’assaut la route des pêches en direction du Mono. Entre sensibilisation des primo-votants et rappel du bilan, le but est de transformer l’adhésion populaire en une participation record dimanche prochain.

L’ambiance était électrique ce mercredi matin dès les premières lueurs du jour sur l’axe Cotonou-Ouidah. Au son des klaxons et des chants patriotiques, les partisans de Romuald Wadagni, regroupés au sein du mouvement « Les Bataillons de Patrice Talon », ont entamé une caravane nationale d’envergure.
Reçu en direct sur les ondes d’Actu Matin, Armand Sounton a justifié cette stratégie de présence permanente : « Depuis le lancement officiel le vendredi dernier, nous n’avons pas attendu le dernier jour. Nous avons déjà parcouru presque toutes les communes, des Collines au Mono-Couffo en passant par l’Atlantique et le Littoral », a-t-il confié, soulignant que son équipe ne laisse aucun répit au terrain.Pour ce leader engagé, le choix de Romuald Wadagni est celui de la compétence éprouvée et de la stabilité.

Armand Sounton rejette l’idée d’un saut dans l’inconnu, arguant que l’actuel ministre d’État a été formé à l’école de la rigueur par son mentor, le Président Patrice Talon. « Pendant dix ans, il s’est préparé pour la fonction. On n’a pas connu de crise politique, financière ou sociale majeure sous sa gestion à l’Économie. Il fera mieux que le président car il a l’amour du pays et une détermination sans faille », a-t-il martelé.
Pour « Les Bataillons », le candidat de la mouvance est celui qui fera « rêver » le Bénin et l’emmènera encore plus loin dans sa dynamique de modernisation.Sur le terrain, la démarche ne se limite pas aux slogans. Armand Sounton et ses lieutenants ciblent prioritairement les écoles, les marchés et les hôpitaux pour discuter directement avec les populations.
Un accent particulier est mis sur les « primo-votants », ces jeunes qui s’apprêtent à voter pour la première fois.

« La population est déjà convaincue par les routes, les marchés et les cantines scolaires qu’elle voit au quotidien. Notre travail aujourd’hui, c’est de leur rappeler de sortir massivement le 12 avril », explique-t-il. Balayant les critiques sur une prétendue discrétion passée du mouvement, il rappelle que ses membres occupent aujourd’hui des postes stratégiques (maires, députés) et restent plus que jamais soudés derrière le « candidat de référence » pour assurer une continuité sereine.









