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Premier bouquin de Emeric Okoupeli : Pour ressusciter Kouaro Yves Chabi

À l’occasion du premier anniversaire du décès de l’ancien ministre de l’enseignement secondaire ce 20 février 2026, le monde de l’éducation et la classe politique se sont retrouvés pour un exercice de mémoire singulier : la présentation du livre biographique consacré à l’ancien ministre Kouaro Yves Chabi. Écrit par son proche collaborateur, Emeric Okoupéli, cet essai intitulé « Kouaro Yves, une aurore précoce » lève le voile sur la vie, la vision et les derniers instants d’un leader dont le départ précoce continue de hanter les esprits.

C’est une plume pour conjurer l’absence.

Pour le présentateur de l’œuvre, l’exercice est délicat, presque pénible, tant il est difficile de traduire avec sincérité la nature d’un homme au calme « olympien » dont le destin a été foudroyé en plein vol. À travers ce livre, l’auteur Emeric Okoupéli, professionnel de la communication et témoin privilégié, s’improvise biographe pour offrir un « cadeau à la postérité » et éviter l’ingratitude de l’oubli.

La symbolique d’un départ préparé

L’analyse de la couverture du livre a captivé l’assistance. Entre le noir du mystère et l’or de la brillance, l’image du ministre souriant, semblant quitter le cadre de la photo, suggère un départ serein. « Yves Kouaro n’est pas mort, il a entamé un nouveau cycle », a souligné le présentateur, s’appuyant sur le croissant lunaire illustré sur l’ouvrage. Les témoignages recueillis dans les sept parties du livre laissent d’ailleurs penser que l’homme, comme pressenti par son destin, était « déjà prêt » pour ce voyage tragique.

Au-delà du patronyme : l’homme de vision et d’humilité

L’un des mérites de cet ouvrage est de rétablir des vérités historiques et identitaires. On y apprend notamment que « Kouaro » est un titre de chef, tandis que son véritable patronyme est Chabi. Mais au-delà des origines modestes, le livre peint surtout un « homme d’accès », capable de côtoyer les plus humbles tout en pilotant de vastes chantiers pour l’école béninoise. Cette alliance entre éthique, comportement exemplaire et vision d’État fait de lui un modèle atypique dans le paysage politique actuel.

Une écriture cathartique

Plus qu’une simple biographie, cette publication apparaît comme une thérapie pour l’auteur. En couchant ces mots sur papier, Emeric Okoupéli semble chercher une guérison face à une réalité encore inacceptable. Le choix d’un volume sobre, laissant place au silence, souligne la profondeur du deuil. En proposant cet idéal d’homme d’État, l’ouvrage ne se contente pas de raconter une vie. Il offre une boussole morale pour les générations futures.

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