Le mercato hivernal réserve souvent son lot de surprises. Celle de Junior Olaïtan en fait partie. Transféré dans les toutes dernières heures du marché, le milieu de terrain béninois a quitté Göztepe SK pour rejoindre l’ogre stambouliote, avec la ferme intention de franchir un cap.
En direct ce lundi 23 février 2026 sur Canal Sports, le nouveau joueur des Noir et Blanc est revenu, sans détour, sur les coulisses d’un transfert éclair.> « C’était dans les derniers jours du mercato. J’étais avec ma famille quand mon agent m’appelle vers 2h du matin. Il me dit : demain matin, tu iras à Beşiktaş. J’étais étonné… mais je n’ai pas réfléchi. Le lendemain, j’ai fait ma valise. » Une décision prise en quelques heures, mais mûrie par des années de travail.
De l’ombre à la lumière
À 23 ans, Olaïtan ne débarque pas en terrain inconnu. Après avoir gravi les échelons en Turquie, il s’est imposé comme un joueur percutant, capable de faire la différence dans les petits espaces. Son ambition est claire : « Jouer le maximum de matchs possibles ici, être décisif dans les rencontres pour aider l’équipe… »
À peine arrivé, déjà lancé. Sitôt signé, sitôt aligné. Son intégration rapide témoigne de sa capacité d’adaptation et de sa lecture du jeu, des qualités indispensables dans un club où la pression du résultat est permanente.
La CAN, tremplin décisif
Sa première participation à la Coupe d’Afrique des nations avec les Guépards du Bénin a clairement pesé dans la balance. Même si l’aventure s’est arrêtée en huitièmes de finale, le tournoi continental lui a offert une vitrine internationale. « Je sais que beaucoup d’équipes avaient des yeux sur moi lors de la CAN… Même si on a été éliminés en 1/8 de finale, la CAN est un grand tournoi qui donne de la visibilité. » Dans les tribunes comme devant les écrans, les recruteurs scrutent chaque détail. Et Olaïtan a su capter l’attention.
Reconnaissance et maturité
Malgré ce bond en avant, le milieu béninois n’oublie pas d’où il vient. Reconnaissant envers Göztepe, il mesure le chemin parcouru et garde les pieds sur terre. Ce respect des étapes franchies en dit long sur sa maturité. À Beşiktaş, la concurrence est rude, les attentes élevées. Mais pour Junior Olaïtan, le défi est à la hauteur de ses ambitions. La Turquie lui offre aujourd’hui une scène plus vaste. À lui d’y écrire la suite de son histoire — avec régularité, impact et, surtout, cette détermination qui l’a propulsé au sommet en une nuit.
Firmin DANNON Journaliste sportif









