L’onde de choc secoue le landerneau politique national en ce dimanche 22 mars 2026. Par une déclaration solennelle empreinte de gravité, Dr Guy Dossou Mitokpè a annoncé sa démission du parti « Les Démocrates ». Un départ qui sonne comme la fin d’un cycle pour l’ancien député, à seulement trois semaines de l’élection présidentielle. Un départ sans amertume mais sans équivoque.
C’est un Guy Dossou Mitokpè au discours ciselé qui a pris la parole ce dimanche pour sceller son divorce avec la formation politique. Évoquant un « tournant décisif », l’homme qui a longtemps incarné la fougue de la jeunesse au sein de l’opposition affirme avoir mené ses combats avec « intégrité » et « loyauté ». Toutefois, derrière la sérénité affichée, Guy Mitokpè laisse transparaître une volonté de ne plus sacrifier ses convictions sur « l’autel de l’opportunisme politique », prenant acte de circonstances qui imposent désormais un autre chemin.
L’épilogue d’une large consultation à la base
Cette démission ne semble pas être un coup de tête, mais l’aboutissement d’un processus de réflexion profonde. Le désormais ex-cadre des « Démocrates » a révélé avoir mené de larges consultations auprès des responsables du parti dans la 16ème circonscription électorale, ainsi qu’auprès du réseau « Les amis de Guy Dossou Mitokpè ».
Selon ses dires, le verdict de sa base a été sans appel : « Nous avons tout donné et nous sommes à la fin d’un cycle ». Un constat qui l’a poussé à rompre les amarres pour, dit-il, ne pas rester « indéfiniment dans le deuil des structures ».
Quel avenir pour Guy Dossou Mitokpè ?
Si le démissionnaire a tenu à exprimer une gratitude « infinie » envers les militants et un salut particulier au président Boni Yayi, il n’a pas pour autant dévoilé sa prochaine destination politique. Néanmoins, en affirmant que sa vigueur et ses ambitions restent « intactes », il envoie un signal fort à la classe politique : Guy Dossou Mitokpè est désormais un agent libre, prêt à servir de « nouveaux défis et desseins ».
À quelques jours du scrutin du 12 avril, ce départ de l’une des figures de proue de l’opposition interroge sur les futurs ralliements et les recompositions de dernière minute dans la course vers la Marina.









