Lancé par le Ministère des Sports à travers le Programme de Promotion et de Développement des Activités Sportives (PPDAS), ce championnat a officiellement pris son envol ce week-end sur la pelouse et les aires de jeu du stade de Goho avec une première affiche entre le Zou et les Collines. Un duel riche, disputé dans cinq disciplines majeures : football, basketball, volleyball, handball et athlétisme.

Mais au-delà des scores, c’est surtout la philosophie du projet qui s’est matérialisée sur le terrain : détecter, encadrer et faire progresser une nouvelle génération d’athlètes capables d’alimenter, à terme, les sélections nationales.
Un duel équilibré, des signaux forts

Dans les sports collectifs, les deux départements se sont rendus coup pour coup. Le Zou a imposé sa puissance chez les hommes en basketball (52-35), football (1-0), volleyball (3-1) et handball (32-25), tout en dominant également chez les dames en handball (28-12). Une démonstration de solidité et de cohésion.
En face, les Collines ont répondu avec autorité, notamment en basketball féminin (67-38) et en football féminin (2-0). Le volleyball féminin, remporté au tie-break (3-2), a confirmé leur combativité et leur capacité à faire la différence dans les moments clés.
L’athlétisme, terrain d’expression des individualités
C’est sur la piste que les Collines ont véritablement fait la différence. Plus réguliers et plus présents sur les podiums, ils repartent avec le plus grand nombre de médailles (15 au total), même si le Zou s’offre un bilan honorable avec 9 breloques.
Les performances individuelles ont marqué les esprits.
Tossi Bocette (Zou) s’est illustrée sur 100 m, tout comme Adjagbenon Vivien, impressionnant chez les garçons avec un doublé vitesse-longueur. En face, Ogbôni Stanislas et Takpara Kabirou ont porté haut les couleurs des Collines, dominant notamment les épreuves de demi-fond.
Une base de travail solide pour l’avenir
Au final, cette première confrontation dépasse largement le cadre d’une simple compétition. Elle offre aux encadreurs des indications précieuses sur le niveau réel des jeunes, leur potentiel d’évolution et les ajustements nécessaires dans la formation. Dans un contexte où le sport béninois cherche à structurer durablement sa relève, ce type d’initiative apparaît comme une réponse concrète. Le PPDAS ne se contente plus de détecter : il met les talents en situation réelle, face à l’exigence de la compétition.Et à Abomey, une chose est sûre : la relève est là. Reste désormais à l’accompagner, la structurer… et surtout ne pas la perdre en chemin.
Firmin DANNON Journaliste sportif









