Les crises successives, de la pandémie de Covid-19 à la guerre en Ukraine, imposent aux dirigeants africains une profonde mutation de leur logiciel politique. Au-delà des tensions diplomatiques avec les voisins, le Bénin amorce une réflexion de fond sur la nécessité de réformer son modèle démocratique. L’objectif est clair : délaisser les modèles importés pour bâtir une identité de gouvernance propre, axée sur le progrès social et la conscience collective.
Le constat est le fruit d’une prise de conscience nouvelle des classes dirigeantes. Les chocs économiques mondiaux ont agi comme un déclencheur, provoquant un besoin impératif de renouvellement politique. Dans cette quête de liberté, deux approches s’opposent frontalement. D’un côté, la « conscience des classes en soi », centrée sur des intérêts individuels, qui se traduit par des coups d’État une voie jugée inefficace pour une véritable libération.
De l’autre, la « conscience collective » qui privilégie l’intérêt général et l’action commune pour reconstruire l’État.La conscience collective qui se traduit par les conflits particulier isolé, Moyen-Orient.Pour de nombreux observateurs, la démocratie traditionnelle ne doit plus être un luxe ou un simple apparat réservé à l’Occident. En Afrique, elle doit devenir une nécessité pratique pour élire des représentants communaux et législatifs, tout en s’appuyant sur un pouvoir et une opposition forts et respectueux.
Le modèle actuel est souvent critiqué : une opposition manquant d’objectivité peut devenir un obstacle au progrès social et économique. L’ambition affichée est désormais d’empêcher les « vendeurs d’illusions » et les usurpateurs de détourner le peuple de sa vision commune. Le changement de modèle devient donc impératif. Avant de parler de démocratie électorale pure, l’accent doit être mis sur le progrès social et économique. Organiser des élections présidentielles de façon classique peut parfois menacer la continuité de l’État et engendrer le désordre.
La priorité reste la liberté financière et la rigueur nécessaire pour relever les défis communautaires. En fin de compte, la vérité réside dans le dépassement de l’ignorance pour garantir un avenir meilleur et une identité de gouvernance enfin souveraine.
Antoine Winsou / Jeune acteur politique









