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Séisme en Italie : Gennaro Gattuso dépose le tablier après un fiasco historique

Le football italien traverse une zone de turbulences rarement vue dans son histoire récente. Ce vendredi 3 avril 2026, Gennaro Gattuso a officiellement quitté son poste de sélectionneur de la Squadra Azzurra. Une démission conséquence logique d’un échec, au lendemain d’un nouveau coup de massue : l’élimination en barrages face à la Bosnie-Herzégovine. Une élimination qui fait tache dans l’histoire.

L’Italie ne verra pas la Coupe du Monde 2026.

Une phrase impensable il y a encore une décennie. Et pourtant, la Squadra Azzurra enchaîne une troisième absence consécutive à une phase finale mondiale une première dans son histoire. Face à la Bosnie, tout s’est joué aux tirs au but. Mais au-delà du scénario cruel, c’est toute une génération et un système qui sont remis en question. L’Italie, quadruple championne du monde, semble aujourd’hui en perte totale de repères.

Un bilan quand même bien

Nommé en juin 2025, Gattuso, 48 ans, avait succédé à Luciano Spalletti, démis de ses fonctions après la déroute de l’Italie à Oslo (3-0) en ouverture des éliminatoires pour le Mondial 2026. À la tête de l’Italie les statistiques du sélectionneur sont les meilleures de l’histoire, huit matchs, six victoires (85,7% de victoires), un nul et une défaite, pour 22 buts marqués et dix encaissés.

Une crise profonde au sommet du football italien

Le départ de Gattuso n’est pas un cas isolé. Il s’inscrit dans une véritable tempête institutionnelle. Le président de la Fédération italienne de football, Gabriele Gravina, a lui aussi quitté ses fonctions. Tout comme le chef de délégation, la légende Gianluigi Buffon. Un triple séisme qui illustre l’ampleur du malaise.

Ringhio”, l’homme d’intensité dépassé par la mission ?

Surnommé Ringhio pour son tempérament de guerrier, Gattuso a tenté d’imposer ses principes : rigueur, engagement, sacrifice. Mais le costume de sélectionneur s’est révélé plus complexe que celui d’entraîneur de club. Habitué à des missions courtes du Valence CF à l’Olympique de Marseille, en passant par le Hajduk Split il n’a jamais réellement réussi à inscrire son projet dans la durée. Son passage le plus marquant reste celui du SSC Napoli, avec une Coupe d’Italie remportée en 2020.

Et maintenant ?

L’Italie doit désormais se reconstruire, presque à zéro. Entre crise de gouvernance, manque de talents émergents et perte d’identité, le chantier est immense.Une question brûle toutes les lèvres : qui pour relancer la Nazionale ?

Firmin DANNON Journaliste sportif

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