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Aliou Cissé quitte la Libye : une mission écourtée sur fond de tensions financières

La page se tourne déjà pour Aliou Cissé avec la sélection libyenne. Arrivé avec l’ambition d’insuffler une nouvelle dynamique aux Chevaliers de Méditerranée, le technicien sénégalais a annoncé lui-même la fin de son aventure. En cause : plusieurs mois de salaires impayés, une situation devenue intenable malgré un contrat qui courait jusqu’en mars 2027.

À 50 ans, l’ancien sélectionneur du Sénégal n’aura dirigé que dix rencontres à la tête de la Libye. Un passage bref, marqué par une certaine irrégularité, mais aussi par des signaux encourageants sur le plan du jeu et de l’état d’esprit.

Sur le plan comptable, le bilan reste contrasté : 3 victoires, 5 matchs nuls et 2 défaites. Un total qui traduit une équipe difficile à battre, mais encore en quête de constance pour franchir un cap.

Dès ses premières sorties en mars 2025, la Libye version Cissé montre un visage accrocheur, avec un nul face à l’Angola (1-1), avant de chuter contre le Cameroun (3-1). La suite sera plus équilibrée, avec des succès importants face à l’Angola à l’extérieur (1-0) et contre l’Eswatini (2-0), preuve d’une capacité à répondre dans les moments clés.

Mais cette équipe libyenne version Cissé aura aussi souffert d’un manque de maîtrise dans certaines rencontres, à l’image du spectaculaire nul face au Cap-Vert (3-3) ou du revers frustrant contre la Palestine (4-3), lors des qualifications pour la Coupe arabe de la FIFA.

Même dans les matchs amicaux, les Chevaliers de Méditerranée ont affiché un visage combatif, sans pour autant réussir à imposer une véritable domination, comme en témoignent les nuls face au Niger (0-0) et au Libéria (2-2).

Au-delà des résultats, Aliou Cissé aura tenté d’apporter de la rigueur et une identité de jeu à une sélection en reconstruction. Mais les problèmes extra-sportifs auront finalement pris le dessus sur le projet sportif.

Son départ laisse un goût d’inachevé. Car malgré un bilan mitigé, des bases semblaient posées. Reste désormais à savoir si la Libye saura capitaliser sur ce travail amorcé… ou repartir une fois de plus de zéro.

Firmin DANNON Journaliste sportif

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