Le Ghana fait le pari de l’expérience. En quête d’un nouveau souffle après une série de résultats décevants, la Fédération ghanéenne de football a officialisé ce lundi la nomination de Carlos Queiroz au poste de sélectionneur national. À 73 ans, le technicien portugais succède à Otto Addo avec une mission claire : redonner de l’élan aux Black Stars à quelques mois de la Coupe du monde de la FIFA 2026.
Un choix d’expérience pour un contexte urgent
Le timing n’a rien d’anodin. Fragilisé par quatre défaites consécutives en matchs amicaux, dont un revers frustrant face à l’Allemagne (2-1), le Ghana avait décidé de tourner la page Otto Addo. Pour relancer une dynamique en perte de vitesse, les dirigeants ont misé sur un profil aguerri, habitué aux grandes compétitions et aux environnements sous pression.
Ancien bras droit d’Alex Ferguson à Manchester United, passé également sur le banc du Real Madrid, Queiroz traîne derrière lui une carrière riche et cosmopolite. Du Portugal à l’Iran, en passant par l’Égypte ou encore le Qatar, le Portugais a construit sa réputation sur sa rigueur tactique et sa capacité d’adaptation.
Une cinquième Coupe du monde en ligne de mire
Avec le Ghana, Queiroz s’apprête à disputer sa cinquième Coupe du monde, preuve de son vécu au plus haut niveau. Il avait notamment qualifié l’Afrique du Sud pour le Mondial 2002, conduit le Portugal en huitièmes de finale en 2010 et dirigé l’Iran lors des éditions 2014 et 2018.
Son arrivée intervient dans un contexte particulier : les Black Stars s’apprêtent à disputer leur cinquième phase finale mondiale, avec l’ambition de retrouver leur lustre d’antan sur la scène internationale..

Un groupe relevé dès l’entrée en lice
Le défi s’annonce de taille. Logé dans le groupe L, le Ghana débutera sa campagne le 17 juin à Toronto face au Panama, avant d’enchaîner contre deux poids lourds européens : l’Angleterre et la Croatie.
Un calendrier exigeant qui impose une montée en puissance rapide. Selon la Fédération, Queiroz doit se mettre « immédiatement au travail » pour reconstruire un collectif compétitif et retrouver de la solidité, notamment sur le plan défensif.
Un tournant pour les Black Stars
Ce choix marque un virage stratégique pour le Ghana. En confiant les rênes à un technicien expérimenté, les Black Stars envoient un signal fort : celui d’une équipe qui veut redevenir ambitieuse et compétitive sur la scène mondiale.
Reste désormais à voir si l’expertise de Carlos Queiroz suffira à transformer une sélection en difficulté en un outsider crédible lors du Mondial 2026. Le chantier est vaste, mais le pari est assumé.
✍️ Firmin DANNON Journaliste sportif.









