À quelques jours du coup d’envoi du Championnat d’Afrique des Nations de beach handball à Lomé, le Bénin entre dans la dernière ligne droite de sa préparation. Sur le sable de Plage de Fidjrossè, les Amazones et les Guépards peaufinent leurs automatismes avec une seule idée en tête : arriver au sommet de leur forme au moment décisif.
Une montée en puissance maîtrisée
Depuis le lundi 20 avril, les sélections nationales ont entamé la phase d’affûtage, un moment clé dans toute préparation de haut niveau. Moins de volume, mais plus d’intensité : le staff technique a opté pour un travail ciblé afin de maximiser la fraîcheur physique des joueurs.Sous la conduite d’Albéric Tito et Coffi Quenum pour l’aspect physique, et d’un encadrement technique expérimenté composé notamment de Solange Adégnika, Léonce Linta ou encore Guy Kouassi, chaque séance est pensée dans les moindres détails. Objectif : provoquer ce fameux pic de performance au moment d’entrer en compétition.
Des réglages tactiques au millimètre

Sur le terrain, rien n’est laissé au hasard. Les enchaînements tactiques sont répétés avec précision, en collectif comme en individuel. Les techniciens béninois insistent particulièrement sur les phases de jeu à forte valeur ajoutée : le kung-fu, les tirs à 360 degrés ou encore l’utilisation stratégique des jokers.Des choix loin d’être anodins dans une discipline où chaque action spectaculaire peut faire basculer un match. Avec un calendrier dense et des rencontres qui s’enchaînent à un rythme soutenu, l’efficacité sera déterminante.
Un groupe ambitieux et soudé
Au-delà de l’aspect technique, l’état d’esprit est au beau fixe. Le sélectionneur national Léonce Linta ne cache pas sa satisfaction face à la qualité de son groupe, notamment chez les dames où la concurrence est particulièrement relevée.Capitaine des Amazones, Imorou Choukouratou incarne cette détermination. À l’issue de la dernière séance, elle a mis en avant les progrès réalisés en défense, en gestion des situations d’infériorité numérique et dans les transitions rapides. Le message est clair : le Bénin ne vient pas à Lomé pour faire de la figuration.
Un programme relevé dès l’entrée en lice

Le défi s’annonce de taille dès les premières heures de compétition. Chez les hommes, les Guépards ouvrent le bal face à la Tunisie le 24 avril à 9h, avant de retrouver le Kenya dans l’après-midi. Les Amazones, elles, entreront en scène à 10h40 contre le Kenya, puis enchaîneront face au Mali.Un enchaînement sans répit qui exigera rigueur, endurance et lucidité.
Le moment de vérité approche
Le décor est planté, la préparation est presque bouclée, et l’ambition est assumée. À Lomé, le Bénin veut marquer les esprits et s’imposer comme une nation montante du beach handball africain.
Le sable de Fidjrossè a servi de laboratoire. Celui de Lomé dira jusqu’où peuvent aller les Amazones et les Guépards.
✍️ Firmin DANNON









