À peine le Tour cycliste international du Bénin refermé, la ferveur est restée intacte dans les rues de Cotonou. Le Grand Prix des Amazones a pris le relais avec une promesse , mettre en lumière l’élite du cyclisme féminin ouest africain. Et le spectacle a largement été à la hauteur des attentes.
Une course nerveuse sur un circuit exigeant
Disputée sur un tracé urbain de 68 kilomètres, découpé en cinq tours, l’épreuve a réuni dix-huit coureuses venues du Bénin, du Burkina Faso, du Togo et du Nigeria. Dès les premiers coups de pédale, le rythme est soutenu. Les attaques se multiplient, les relais s’enchaînent, et le peloton se fragmente progressivement sous l’effet de l’intensité. Mais très vite, une nation prend les commandes de la course : le Burkina Faso.
Le Burkina Faso en démonstration
Impressionnantes de maîtrise et de cohésion, les cyclistes burkinabè ont imposé leur loi du début à la fin. Leur stratégie collective, parfaitement exécutée, a étouffé toute tentative de résistance.
Dans le final, la supériorité devient totale. Awa Bamogo s’adjuge la victoire avec autorité, devançant sa compatriote Adèle W. Guissou. Lamoussa Zougrana complète un podium 100 % burkinabè, scellant un triplé aussi rare que retentissant.
Une domination qui en dit long
Ce résultat ne doit rien au hasard. Il confirme la progression constante du cyclisme féminin au Burkina Faso, désormais référence dans la sous-région. Structuration, discipline tactique et préparation physique , tous les ingrédients étaient réunis pour une démonstration de force.
Pour les autres nations engagées, notamment le Bénin, l’écart reste réel, mais la dynamique est enclenchée. Ce type de confrontation permet de mesurer le chemin parcouru et celui qu’il reste à faire.
Un rendez-vous qui s’impose
Au fil des éditions, le Grand Prix des Amazones s’affirme comme une vitrine incontournable du cyclisme féminin africain. L’engouement du public, la qualité de l’organisation et le niveau sportif en hausse contribuent à installer durablement cette épreuve dans le calendrier régional.
À Cotonou, les Amazones ont offert bien plus qu’une course : un signal fort pour l’avenir du sport féminin. Et cette année, ce sont les Burkinabè qui ont marqué l’histoire, en lettres majuscules.
✍️ Firmin DANNON









