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Gestion immobilière en saison pluvieuse : le calvaire des locataires face à l’inertie des propriétaires

La réapparition des grandes précipitations ravive une crise aiguë de cohabitation entre bailleurs et occupants des logements. Confrontés à des infiltrations massives par les toitures et à des inondations par reflux au sol, de nombreux ménages se retrouvent pris au piège de l’inaction de leurs logeurs malgré les interpellations répétées.

Nous sommes à la Cité la Victoire, une localité située entre les quartiers Zogbadjè et Agonganmè dans la commune d’Abomey-Calavi. Pour Ornella Aho, résidente de cette concession, chaque épisode pluvieux se transforme en une nuit blanche éprouvante pour l’ensemble de son foyer.

« Quand il pleut, je perds le sommeil. Je suis toujours debout », confie la locatrice pour décrire le dispositif de crise où son époux surveille le salon pendant qu’elle gère l’arrière-cour. L’eau s’infiltre sous la porte et l’obstruction du canalisateur de la douche bloque l’évacuation, menaçant le seuil des chambres. Les démarches pour mobiliser un menuisier afin de réparer le toit sont vaines, alors qu’elle insiste : « Nous voulons qu’on couvre entièrement la douche pour éviter les débordements ».

Interrogé sur ces manquements qui compromettent la sécurité sanitaire de ses occupants, le propriétaire des lieux, monsieur Lokossou, se contente de prôner une résolution évasive. « Nous allons y remédier un tout doucement », temporise le bailleur face au désarroi et à l’indignation grandissante de ses résidents. Cette réponse évasive suscite le désarroi et l’indignation des résidents qui dénoncent une rhétorique dilatoire utilisée depuis plusieurs années.

Excédée par ce statu quo, une autre occupante surnommée maman Choupy annonce son intention ferme de libérer les locaux d’ici deux mois. « Nous envisageons de quitter la maison d’ici un à deux mois » rétorque maman Choupy. Elle juge inadmissible que de tels désordres techniques persistent dans des habitations urbaines chèrement payées.

Face aux promesses sans lendemain de réfection mécanique et structurelle des bâtiments, la rupture de confiance pousse désormais plusieurs habitants à planifier un déménagement précipité en pleine année.

Donatien Fernando SOWANOU

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