Le tirage au sort des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2027 a placé les Guépards du Bénin dans un groupe F particulièrement équilibré. Aux côtés du Burkina Faso, de la Mauritanie et de la République centrafricaine, le Bénin hérite d’une poule où aucun détail ne sera laissé au hasard.
Sur le papier, le Burkina Faso apparaît comme le favori naturel. Mais derrière les Étalons, la bataille pour la qualification promet d’être intense, indécise et probablement serrée jusqu’aux dernières journées.
Pour la rédaction d’Inf’au Zénith, le journaliste sportif de TVC, Diany Ben Kpossou, a livré une analyse lucide et détaillée des forces en présence.

Burkina Faso : le patron annoncé du groupe
Depuis plusieurs années, le Burkina Faso s’est installé parmi les nations les plus régulières du football africain. Les Étalons possèdent une expérience des grandes compétitions que peu d’équipes du groupe peuvent rivaliser.Avec des cadres comme Bertrand Traoré, Dango Ouattara ou encore Edmond Tapsoba, le Burkina dispose d’un effectif solide, habitué aux rendez-vous continentaux et capable de gérer la pression des éliminatoires.Au-delà des individualités, c’est surtout la stabilité tactique des Étalons qui impressionne. L’équipe sait défendre, gérer ses temps faibles et accélérer quand il le faut. Une maîtrise collective qui en fait logiquement le principal favori du groupe F.

Pour le Bénin, la mission contre le Burkina sera claire : rester solide à domicile, éviter les lourdes déconvenues à l’extérieur et surtout ne pas laisser filer des points précieux dans les confrontations directes.
Mauritanie : le véritable danger pour les Guépards
S’il y a une équipe qui inquiète particulièrement dans ce groupe, c’est bien la Mauritanie. Ces dernières années, les Mourabitounes ont changé de dimension sur le continent.Disciplinée tactiquement, agressive dans les duels et extrêmement compacte défensivement, la sélection mauritanienne est devenue l’une des équipes les plus difficiles à manœuvrer en Afrique. Son vécu récent en phase finale de CAN lui a permis d’acquérir une maturité nouvelle.

Selon Diany Ben Kpossou, le duel entre le Bénin et la Mauritanie pourrait être le tournant majeur de cette campagne qualificative.Les Guépards devront éviter le piège d’un match fermé imposé par les Mourabitounes. Historiquement, le Bénin a souvent souffert face aux équipes capables de casser le rythme, d’imposer un gros impact physique et de verrouiller les espaces.
Dans cette double confrontation, chaque détail comptera : efficacité offensive, gestion émotionnelle et capacité à rester concentré pendant 90 minutes.
République centrafricaine : l’outsider imprévisible

Sur le papier, la République centrafricaine semble être l’équipe la moins armée du groupe. Pourtant, les Fauves du Bas-Oubangui restent capables de créer la surprise.Athlétiques, rapides et souvent dangereux dans les transitions offensives, les Centrafricains possèdent des qualités capables de déstabiliser n’importe quelle sélection africaine lorsqu’ils évoluent avec confiance.Le principal problème de cette équipe reste toutefois son irrégularité et son manque de continuité collective. Mais dans les éliminatoires africaines, les déplacements compliqués et les contextes parfois hostiles rendent chaque match dangereux.
Plusieurs favoris africains ont déjà perdu des points face à des adversaires supposés inférieurs. Le Bénin est donc prévenu : aucune rencontre ne sera facile.
Une qualification qui se jouera sur les détails
Dans ce groupe F, tout laisse penser que le Burkina Faso part avec une légère avance. Mais derrière, le Bénin, la Mauritanie et la République centrafricaine semblent suffisamment proches pour entretenir le suspense.

Les Guépards devront afficher de la régularité, éviter les contre-performances à domicile et surtout réussir leurs confrontations directes face à la Mauritanie et à la Centrafrique.
Plus qu’un groupe de stars, cette poule ressemble à un groupe de caractère, où la discipline tactique, la gestion mentale et la capacité à voyager feront probablement la différence.
Pour le Bénin, l’espoir de qualification est réel. Mais il faudra batailler jusqu’au bout dans une campagne qui s’annonce déjà intense et piégeuse.
✍️ Firmin DANNON








