La communauté musulmane béninoise célèbre la fête de la Tabaski ce mercredi 27 mai 2026.bOusmane Bodi, fidèle musulman et pèlerin, a mis en lumière la portée spirituelle de cette commémoration. Loin de se réduire à un simple moment de réjouissance ou à l’immolation d’un animal, l’Aïd al-Adha appelle chaque croyant à cultiver la soumission à Dieu, le détachement matériel, le partage et le pardon.
À l’occasion de cette fête sacrée, les fidèles se tournent vers les enseignements historiques de la foi pour redonner son sens véritable à la Tabaski. Selon Ousmane Bodi, le message spirituel de cette célébration repose sur quatre piliers fondamentaux. Le tout premier est la soumission absolue et la confiance totale en Allah, illustrées par l’obéissance du prophète Ibrahim face à la volonté divine.
Le croyant doit se rappeler que la foi véritable implique de placer les prescriptions célestes au-dessus de ses propres désirs terrestres. Le second pilier réside dans le détachement des passions et des biens matériels, l’homme ne devant jamais idolâtrer ce qu’il possède.
La dimension communautaire s’exprime de manière rigoureuse à travers le troisième pilier, qui est le partage. La tradition islamique exige une gestion bien précise de la viande du sacrifice. Ousmane Bodi rappelle que l’animal immolé doit être divisé en trois portions strictement égales. La première partie est réservée à la cellule familiale, la deuxième est offerte aux amis et aux proches, tandis que la troisième doit être impérativement distribuée aux plus démunis.
Ce geste de solidarité vise à briser les barrières sociales et à soutenir le prochain. Pour cette célébration, l’invité insiste également sur des critères de conformité de l’animal: le mouton choisi ne doit être ni borgne, ni malade, ni excessivement chétif, et l’immolation ne peut se faire qu’une fois que l’imam a lui-même sacrifié sa bête après le sermon de la prière.
Le quatrième pilier est celui du pardon et de la fraternité. La Tabaski constitue une opportunité majeure pour les familles de se rassembler, de mettre de côté les différends et de sceller des réconciliations durables. Évoquant le lien historique et complémentaire entre cette fête et le pèlerinage à la Mecque (le Hadj) qui se déroulent durant le même mois sacré, le pèlerin a partagé son témoignage personnel.
Il décrit le Hadj comme un tournant majeur qui impose une transformation profonde, une purification et un recentrage sur l’essentiel. À la Mecque, le brassage des races et des classes sociales, où chaque homme est vêtu du même habit blanc, efface toute distinction entre riches et pauvres pour rappeler l’égalité absolue des êtres humains devant le Créateur.
Face au contexte économique difficile, l’invité exhorte les fidèles à ne pas s’endetter ni à aller au-delà de leurs capacités financières pour acheter un mouton, la religion interdisant de se mettre en détresse pour accomplir ce rite.









