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Can Maroc 2025 : Une participation passable pour le Bénin

Alors que la compétition se poursuit et aborde ce vendredi la phase des quarts de finale, les Guépards du Bénin ont déjà fait leurs valises. Moment idéal pour dresser un bilan de leur participation à la fête continentale, dont l’évaluation peut se noter en points positifs et négatifs.

Une équipe métamorphosée et jeune

Tout le monde s’accorde à reconnaitre deux faits. D’abord, l’arrivée de jeunes physionomies désormais en équipe nationale. De l’expédition de 2019, Sessi d’Almeida, Olivier Verdon et Jodel Dossou sur le terrain, et un certain Saturnin Allagbé, sont pratiquement les seuls rescapés. C’est dire combien, plusieurs jeunes joueurs, récupérés des sélections de catégorie, ont pu avoir leur chance. Ensuite, il y a le niveau de combativité de l’équipe béninoise a largement grandi.

Cela s’est surtout noté avec le match face aux Pharaons où, après avoir été menés, les Guépards ont tout fait pour revenir au score et contraindre l’Egypte à des prolongations. Cet engagement pour obtenir un résultat a été très rarement noté chez l’équipe nationale qui a souvent très vite baissé les armes après un premier but. D’ailleurs, face au Sénégal et en dépit du score (03 buts à zéro, qui ne reflète pas le match), les Béninois ont continué à jouer, sans s’avouer vaincu. C’est une grosse note positive qu’il faut attribuer à cette équipe. L’autre point positif à saluer, c’est la capacité de l’équipe à conserver le ballon. Que cela soit pour les matchs face à la RD Congo, au Sénégal ou à l’Egypte, le taux de possession était largement au-dessus des 50%. Ce qui montre une capacité du onze nationale à construire. Mais derrière cet avantage, se cache justement l’un des points négatifs de l’équipe.

Des notes négatives à améliorer au plus tôt

Sur quatre (04) matchs joués, la possession aura été totalement stérile et inutile, précisément face à la RD Congo, au Sénégal et à l’Egypte. Lors de la rencontre contre le Botswana, les Guépards ont moins mis le pied sur le ballon. Cette possession avait péché notamment par l’incapacité des Béninois à faire progresser le jeu, avec de multiples passes en retrait, des essais d’utilisation des couloirs qui n’ont presque jamais débouché sur des centres ou des débordements. Cela peut clairement expliquer la rareté des occasions de but. Malgré l’absence d’une telle conservation de balle, le Bénin avait réussi à marquer trois (03) buts en quatre (04) matchs en 2019 en Egypte (deux face au Ghana en phase de groupe et un face au Maroc en huitième de finale), contrairement à 2025 où, il n’a marqué que deux (02) fois face au Botswana et à l’Egypte.

L’efficacité de l’équipe a donc baissé. Par ailleurs, le Bénin ne s’est presque jamais affiché au Maroc avec des professionnels de métiers à chacun des postes sur le terrain. En dehors du gardien de but et des deux défenseurs centraux qui sont de métier à leur poste, Gernot Rhor n’a utilisé que des solutions de rechange, exploitant des défenseurs centraux sur les côtés (Roche et Ouorou), des milieux défensifs en 10, ou des ailiers en 09(Jodel Dossou) ou le contraire (Tosin Ayegun).

C’était donc un vrai colmatage qu’il faut absolument éviter à l’avenir si l’on veut avoir de l’efficacité et du résultat sur le terrain. Ce constat révèle un fait : les limites de la profondeur du banc du Bénin. Ce qui implique qu’il faut continuer à faire le travail de détection, et cela passe absolument par une animation et une rigueur dans la gestion du championnat national. La solution, à mon sens, ne peut pas venir de la recherche d’oiseaux rares dans les championnats étrangers ou européens. La belle sensation de cette Can reste l’équipe Tanzanienne, pourtant constituée à près de 98% de joueurs évoluant dans le championnat local. Tout comme d’ailleurs l’équipe égyptienne à la belle époque de son règne sans partage sur le football africain. Les infrastructures existent de plus en plus. Les activités aussi. Il manque la rigueur de l’organisation et exigence de la qualité dans les prestations. Et ce n’est pas forcément le plu dur actuellement.

Inf’au Zénith.

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