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Nouveau Code de la route : l’obligation du permis, de l’assurance et de l’immatriculation

Face à l’hémorragie sur les routes béninoises, qui enregistrent plus de 3 200 décès par an soit environ neuf morts par jour, le gouvernement passe à la vitesse supérieure. L’adoption du nouveau Code de la route par l’Assemblée nationale introduit des mesures fortes, ciblant particulièrement les conducteurs de motos et de véhicules à deux roues motorisés, longtemps considérés comme le maillon faible de la sécurité routière.

Avec une moyenne effroyable de neuf décès par jour sur les axes routiers du pays, les autorités ont voulu marquer une rupture nette avec l’ancien dispositif juridique, devenu obsolète face aux réalités de la mobilité urbaine et rurale. Le texte insiste également sur la grande vulnérabilité des piétons, qui représentent à eux seuls 15 % des personnes tuées dans des accidents de la circulation. Pour inverser cette tendance, l’État entend responsabiliser l’ensemble des usagers en encadrant plus strictement la circulation des deux-roues, qui constituent la grande majorité du parc roulant au Bénin.

Jusqu’alors tolérés avec peu de contraintes administratives, les conducteurs de motos devront désormais se plier à des obligations strictes : le permis de conduire, l’immatriculation et à l’assurance obligatoire. Son obtention et sa détention sont formalisées pour l’ensemble des conducteurs de véhicules motorisés, avec une attention particulière portée aux deux-roues. Elle devient un impératif catégorique pour faciliter l’identification des engins et lutter efficacement contre le vol et la criminalité urbaine. L’assurance est une mesure clé pour garantir une meilleure prise en charge des victimes en cas de sinistre routier. Au-delà de la contrainte réglementaire, les autorités rappellent la vocation éminemment protectrice de ces mesures, qui visent à sécuriser tant les conducteurs que les tiers impliqués sur la route.

Si le cadre législatif est désormais posé, sa réussite dépendra de sa mise en œuvre pratique. Les autorités rappellent que l’effectivité de certaines dispositions, notamment les amendes et les contrôles spécifiques, nécessitera la prise de décrets et d’arrêtés ministériels complémentaires. Le défi réside désormais dans la vulgarisation de ces règles et dans l’adhésion des citoyens pour faire reculer durablement l’insécurité sur les routes béninoises

Donatien Fernando SOWANOU

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