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Contrôles d’alcoolémie, auto-écoles et éducation routière : Les autres chantiers du nouveau Code de la route

Au-delà de l’encadrement des deux-roues, le nouveau Code de la route adopté au Bénin ambitionne de transformer en profondeur les comportements dans l’espace public. Lutte renforcée contre l’alcool au volant, professionnalisation des auto-écoles et sensibilisation dès le plus jeune âge constituent les piliers de cette réforme globale.

Le nouveau dispositif juridique donne aux forces de police et aux juridictions des coudées franches pour sévir contre les comportements à haut risque. La conduite sous l’emprise de l’alcool ou de substances psychotropes, les excès de vitesse chroniques et le refus de se soumettre aux contrôles routiers sont désormais strictement ciblés. Des dispositions réglementaires sont attendues pour systématiser les contrôles d’alcoolémie sur les axes routiers, dotant ainsi les agents de terrain d’outils juridiques et techniques plus affûtés pour neutraliser les conducteurs dangereux avant le drame.

Conscient que la répression ne suffit pas, le législateur mise sur la formation et l’éducation civique. D’abord, la professionnalisation des auto-écoles: sans fixer de tarif rigide pour l’apprentissage, la réforme vise à rehausser la qualité de la formation à la conduite et à la rendre plus accessible. Ensuite, le civisme routier devrait faire son entrée dès l’enseignement primaire pour se prolonger au secondaire, en association étroite avec les auto-écoles. L’objectif est d’inculquer des réflexes de sécurité aux enfants bien avant qu’ils ne prennent le guidon ou le volant.

La lutte contre les infractions graves et la refonte de la pédagogie routière font de ce code un arsenal moderne pour le Bénin. Néanmoins, le succès de cette transformation sociétale dépendra de la volonté politique de publier rapidement les textes d’application et de la capacité des citoyens à adopter une culture de responsabilité partagée sur la route.

Donatien Fernando SOWANOU

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