Président de l’Union des conducteurs de taxi-moto de Cotonou, Robert Yehouenou s’est exprimé sur les grandes lignes du nouveau Code de la route adopté par l’Assemblée nationale. Exigences de sécurité, obligation du permis pour les deux-roues et respect des règles de circulation, l’acteur syndical appelle à un engagement collectif tout en plaidant pour l’accessibilité des formations.
Face aux statistiques alarmantes de l’insécurité routière au Bénin qui enregistre plus de 3 200 décès par an, en grande partie impliquant des deux-roues, la nouvelle réglementation introduit des dispositions strictes pour les conducteurs de motos, notamment l’obligation formelle de détenir un permis de conduire (catégorie A) et d’assurer son engin. Pour Robert Yenou, ces mesures protectrices vont dans le bon sens pour responsabiliser les usagers et garantir une meilleure indemnisation des victimes en cas de sinistre. Cependant, il insiste sur la nécessité pour l’État de mettre en place des mesures incitatives : « Nous sommes d’accord pour le permis de conduire et l’immatriculation, mais il faut que l’État aide à rendre la formation plus accessible. Les auto-écoles restent trop onéreuses pour de nombreux conducteurs informels », a-t-il souligné, rappelant les initiatives de formation menées par le passé pour alléger la charge des professionnels.
Revenant sur les comportements quotidiens dans la circulation urbaine, le président a salué la rigueur imposée par les forces de l’ordre, notamment en ce qui concerne le respect des couloirs de circulation réservés aux cyclistes et motocyclistes, une mesure qui a contribué à réduire sensiblement les accidents graves. Il a également rappelé l’importance de respecter le code en présence de piétons, qualifiés de prioritaires sur les passages dédiés, tout en exhortant l’ensemble des conducteurs à abandonner les comportements à risque (excès de vitesse, non-respect des feux tricolores et dépassements dangereux).

Robert Yehouenou a lancé un appel vibrant à la base pour que chaque citoyen s’approprie ces nouvelles normes. Selon lui, la réussite de ce nouveau Code de la route ne dépend pas seulement de la répression, mais d’une véritable mutation culturelle et comportementale sur les axes routiers béninois.
Donatien Fernando SOWANOU









