A l’école doctorale pluridisciplinaire espace, culture et développement le mardi 10 Février 2026, la communauté des chercheurs, enseignants, étudiants et acteurs des domaines de l’urbanisation, de la décentralisation et autres aspects liés à la vie des villes étaient réunis pour partager les fruits des recherches de Carin Bidossessi Dognon sur « Pratiques de l’urbanisme à l’ère de la décentralisation dans le grand Nokoué au Bénin ». Un travail, mené sous l’autorité scientifique du Prof Toussaint Vigninou et qui a révélé des bonnes et mauvaises habitudes.
Pratiques urbanistiques dans le Grand Nokoué : ces points positifs et négatifs

Au plan des avancées, Bidossessi Dognon a noté qu’il y a de plus en plus « une synergie d’action entre les politiques publiques, les entreprises privées, les municipalités, tous les autres acteurs et structures intervenant dans cet espace. Du coup, on note très clairement, une dynamique très changeante, surtout au plan infrastructurel où, des marchés modernes sont construits, de nouvelles voies, des espaces verts qui sont aménagés aussi ».
A contrario, il note l’urbanisation accélérée des espaces naturelles, parfois de façon anarchique, empiétant de plus en plus des éléments de droits comme l’accessibilité au logement. Même les pouvoirs publics décentralisés en souffre, a soutenu l’impétrant, démontrant des difficultés de mise en place de l’orthodoxie en matière de pratiques urbanistiques. Cela se note à travers les contraintes financières et budgétaires des municipalités, la résistance politique et bureaucratique qui bloque les projets ou encore le manque de coordination des acteurs à la base.
Des perspectives intéressantes pour des solutions ciblées.

Si le développement actuel des villes du Grand Nokoué, tel qu’il est mené, est meilleur par rapport au passé, le chercheur préconise néanmoins de la perspicacité dans les démarches, pour une croissance maitrisée des villes. L’option du regroupement spatial comme le Grand Nokoué est une avancée, qui permet des actions bien réfléchies. Par contre, et pour le futur, les politiques futures doivent faire un gros effort d’association des communautés à la base pour une participation citoyenne de qualité, a proposé l’impétrant. Il faut intégrer les plans d’aménagement urbains aux activités des municipalités, pour que les voies et infrastructures puisse suivre des normes futuristes (des doubles voies ou des échangeurs, les espaces verts, les aires de jeu et autres).
Pour finir, il a recommandé un cadre institutionnel pour le Grand Nokoué spécifiquement en matière d’urbanisation, ou l’instauration d’une autorité compétente sur des questions urbanistiques.
Une mention Très honorable avec les félicitations du jury

La présentation des résultats, dans sa forme et dans le fond, a été saluée par les membres du jury. Ils y ont reconnu une démarche scientifique rigoureuse, appuyée sur une méthodologie qui a aidé à l’aboutissement aux résultats avec précision. Et la note est tombée : Mention Très honorable avec les félicitations du jury pour Bidossessi Nols Carin Dognon qui devient alors Docteur spécialiste des questions d’urbanisation au Bénin.








