Après la proclamation des grandes tendances par la Cena, Henri Assogba, figure de proue des vendeurs d’essence de contrebande, s’est confié à la presse. Entre satisfaction politique, hommage appuyé au président sortant et perspectives pour son secteur, le leader syndical voit en l’élection de Romuald Wadagni une promesse de développement pour la jeunesse et les acteurs de l’informel.
C’est un Henri Assogba visiblement enthousiaste qui s’est exprimé suite à la victoire annoncée du candidat de la majorité présidentielle. Pour le président de l’association des acteurs d’assainissement du secteur pétrolier, ce résultat est le fruit d’un travail acharné des comités de soutien et d’une mobilisation « massive » de ses membres. D’entrée de jeu, il a tenu à saluer le fair-play de Paul Hounkpè : « L’acte du candidat de l’opposition est vraiment salutaire. C’est un exemple qu’il nous donne ; reconnaître sa défaite n’est pas donné à n’importe qui », a-t-il déclaré, y voyant un signe de maturité pour la démocratie béninoise.
Henri Assogba a longuement rendu hommage à Patrice Talon, au point de s’afficher sur des supports de communication pour le remercier personnellement. Revenant sur son propre parcours, il a confié avec émotion sa transformation sociale : « En 2016, j’étais un « pauvre type » sur une moto Wave. Aujourd’hui, je suis un élu à Cotonou. C’est grâce à la réorganisation du secteur et au climat instauré par Patrice Talon ». Pour lui, la reconnaissance est une valeur sacrée, et il estime que le président sortant a su réorganiser le secteur pétrolier informel sans « créer de problèmes » aux acteurs, mais plutôt en les intégrant dans une dynamique de développement.
Pour Henri Assogba, le choix de Romuald Wadagni n’est pas le fruit du hasard. Ayant tenu les cordons de la bourse nationale pendant près de dix ans, l’actuel ministre d’État est perçu par les vendeurs d’essence comme celui qui a financé et porté les grandes réformes (marchés, infrastructures routières).
« Il ne nous a pas compliqué la vie pendant dix ans. C’est un jeune qui va promouvoir la jeunesse », a affirmé M. Assogba. Il reste convaincu que l’avenir du métier d’essence frelatée est sur de « bonnes voies » avec Wadagni, car ce dernier connaîtrait parfaitement les réalités du terrain et les enjeux de ce secteur vital pour l’économie nationale.









