Au lendemain de la proclamation des résultats de l’élection présidentielle du 12 avril 2026 par la Cour Constitutionnelle, l’ancien Président de la République, le Dr Thomas Boni Yayi, est sorti de sa réserve. Dans une lettre empreinte de solennité et d’une tonalité paternelle, l’ancien Chef de l’État a adressé ses félicitations républicaines au Président élu, Kossi Mbuéké Romuald Wadagni.
Le message du Dr Boni Yayi intervient dans un climat post-électoral où les attentes des citoyens sont particulièrement vives. En s’adressant au Président élu par l’expression « cher fils », l’ancien Président de l’Union Africaine souligne la lourde responsabilité qui incombe désormais à Romuald Wadagni: celle de rassembler toutes les forces vives de la Nation sans exception.
Pour Boni Yayi, cette élection doit être le point de départ d’un processus visant à restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions républicaines. Il a insisté sur la nécessité pour le nouveau mandat de faire vivre les principes d’équité et de justice, tout en garantissant à chaque Béninoise et chaque Béninois une place entière au sein de la communauté nationale, loin des clivages qui ont pu fragiliser le tissu social ces dernières années.
L’un des points les plus marquants de cette missive reste l’appel direct à des mesures concrètes de décrispation politique. Dans un esprit d’apaisement, Thomas Boni Yayi a formulé le vœu que des dispositions appropriées soient prises pour favoriser le retour des exilés politiques et la libération des personnes détenues dans un contexte politique. Pour l’ancien dirigeant, ces actes sont les conditions sine qua non d’un dialogue national renforcé et d’un climat de confiance propice à une véritable réconciliation.
Il rappelle que le Bénin, fidèle à ses valeurs historiques, aspire à un nouvel élan fondé sur l’inclusion et la crédibilité de l’action publique, faisant du vivre-ensemble le pilier central de l’action gouvernementale à venir. Sur le plan géopolitique et sécuritaire, le Dr Boni Yayi appelle à la consolidation d’une « union sacrée » autour des défis majeurs qui secouent la sous-région. Face aux mutations de l’environnement régional, il exhorte le nouveau Président à maintenir le Bénin dans son rôle d’acteur de stabilité et de progrès.
En souhaitant plein succès à Romuald Wadagni, l’ancien Président réaffirme que la réussite de cette haute mission dépendra de la capacité du nouveau pouvoir à protéger les libertés fondamentales tout en assurant la sécurité des populations. Cette main tendue, bien que chargée d’exigences démocratiques, marque une étape significative vers une transition politique apaisée pour le compte de ce premier mandat de sept ans.









