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Réédition de compte à l’Odem : la 9e mandature en fin de mandat dit de la « co-construction et de responsabilité »

La 9e mandature de l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias (Odem) a clôturé son mandat ce vendredi 3 juillet 2026. Réunis à la salle Fleuve jaune du ministère des Affaires étrangères, professionnels des médias, diplomates et autorités gouvernementales ont assisté à cet exercice de reddition de compte, marquant la fin de trois années de gestion axées sur l’autorégulation.

Après trois ans de gouvernance, l’équipe sortante de l’Odem s’est prêtée à un devoir de transparence en présentant son bilan d’étape. Le président Ulrich Vital Ahotondji, a rappelé la philosophie qui a guidé l’équipe depuis leur installation. « Chaque pas que nous avons posé, c’est avec vous. Chaque action a été posée dans le sens de la construction collective », a confié Ulrich Vital Ahotondji qui exprime sa gratitude à l’Assemblée spéciale, au Cnpa ainsi qu’à l’ensemble de la corporation journalistique.

Cependant, après 25 ans d’existence, le diagnostic posé par Ulrich Vital Ahotondji reste lucide et sans complaisance : « Nous n’avons pas encore vu une presse indépendante, libre, responsable, professionnelle et engagée pour le développement dans tous les sens ». Pour l’avenir, le défi du financement s’impose comme le principal chantier de l’institution. Alors que le public manifeste une véritable « soif d’une information vraie », l’observatoire devra continuer à inspirer cette quête de qualité à travers la diversification de ses partenariats. Le président a ainsi exhorté la future équipe à poursuivre ces « petits pas structurants » indispensables pour faire de l’autorégulation un pilier de crédibilité.

Présente à cette cérémonie, la ministre de la communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou a salué une démarche qu’elle qualifie « d’opportunité de réflexion collective ». Pour l’autorité ministérielle, l’exercice de la liberté de la presse ne peut s’affranchir d’une quête permanente de responsabilité et d’éthique. Élogeant le modèle défendu par l’observatoire, elle a rappelé que « tout système qui s’autorégule limite les besoins de régulation extérieure ». La ministre a insisté sur l’urgence de renforcer les compétences techniques et la rigueur déontologique des acteurs de l’information pour faire face aux défis du numérique.

Inscrivant cette dynamique dans la vision globale du gouvernement, elle a réaffirmé l’engagement de l’exécutif à bâtir un paysage médiatique à la fois professionnel, valorisant pour l’image du Bénin et économiquement viable.

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