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Sport / athlétisme : Noélie Yarigo, l’Amazone en or

À Daegu, en Corée du Sud, Noélie Yarigo a une nouvelle fois fait résonner le nom du Bénin au plus haut niveau. La Béninoise a décroché, ce lundi 24 août 2026, la médaille d’or du 800 mètres dans la catégorie W40 aux 26es Championnats du monde d’athlétisme Masters en plein air. Une victoire qui confirme la longévité exceptionnelle de l’Amazone et rappelle qu’avec l’expérience, la détermination et le travail, les grandes performances restent possibles.

Yarigo encore au sommet

Noélie Yarigo n’a pas laissé passer l’occasion. Engagée sur le 800 mètres dans la catégorie W40, la Béninoise s’est imposée en finale en 2 minutes 10 secondes 55. Un chrono qui lui offre le titre mondial Masters et une nouvelle médaille d’or à ajouter à un parcours déjà riche en performances internationales.

Au-delà du résultat, cette victoire témoigne surtout de la capacité de Yarigo à rester compétitive au fil des années. Le 800 mètres exige un savant mélange de vitesse, d’endurance, de maîtrise tactique et de résistance dans les derniers mètres. À Daegu, l’athlète béninoise a su mobiliser son expérience pour aller chercher la première place au moment décisif.

Une victoire qui dépasse le simple chrono

Pour le Bénin, cette médaille d’or représente bien plus qu’un succès individuel. Elle constitue une nouvelle occasion de voir le drapeau national s’imposer sur une grande scène internationale. Dans un pays où l’athlétisme cherche encore à multiplier les performances de référence, chaque titre mondial contribue à renforcer la visibilité du sport béninois.

Le sacre de Yarigo est également un message fort pour les générations montantes. Sa performance montre que la carrière sportive ne se résume pas aux premières années d’une athlète. La régularité, l’entretien du niveau physique et surtout la capacité à se renouveler peuvent permettre de continuer à gagner, même lorsque les années passent.

« Il n’y a pas d’âge pour écrire son histoire »

Après son sacre, Noélie Yarigo a laissé parler son émotion. La championne béninoise a résumé la portée de cette nouvelle étape de sa carrière par une phrase particulièrement forte : « Il n’y a pas d’âge pour écrire son histoire. »

À travers ce message, la Béninoise rappelle que la performance sportive ne se mesure pas uniquement à l’âge, mais aussi à la volonté de continuer à se dépasser. Elle a par ailleurs adressé ses remerciements à la Fédération béninoise d’athlétisme, au ministère des Sports ainsi qu’à ses supporters, qu’elle considère comme une partie intégrante de son parcours.

« Je ne cours jamais seule. Vous êtes avec moi sur la piste dans les moments faciles comme dans les saisons compliquées », a-t-elle également déclaré.

Daegu, une nouvelle page de son histoire

Cette médaille d’or vient donc enrichir un palmarès qui fait de Noélie Yarigo l’une des figures majeures de l’athlétisme béninois. Sur la piste de Daegu, elle n’a pas seulement remporté une course : elle a une nouvelle fois démontré sa capacité à répondre présente dans les grands rendez-vous.

Les 26es Championnats du monde d’athlétisme Masters, organisés du 22 août au 3 septembre 2026 par World Masters Athletics, réunissent des athlètes âgés de 35 ans et plus, répartis dans différentes catégories d’âge. La catégorie W40 concerne les athlètes appartenant à cette tranche d’âge.

Dans ce contexte, le titre remporté par Yarigo prend une dimension particulière. Face à des concurrentes expérimentées venues de plusieurs horizons, la Béninoise a su faire parler son vécu et sa maîtrise du 800 mètres.

Le Bénin peut savourer

Avec cet or mondial, Noélie Yarigo offre au Bénin une nouvelle raison de célébrer son athlétisme. Son exploit à Daegu vient surtout rappeler une évidence : les champions ne se définissent pas uniquement par les médailles, mais par leur capacité à durer, à résister et à continuer d’écrire leur histoire.

À 800 mètres de l’arrivée, il faut courir. Mais derrière chaque titre, il y a des années de travail, des sacrifices et une volonté de ne jamais renoncer. À Daegu, Noélie Yarigo a encore couru pour elle, pour ses supporters et, une fois de plus, pour le Bénin.

Firmin DANNON

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