Après son envol dans le basketball professionnel, Monra Salim Kora Séro s’impose comme l’un des talents les plus prometteurs du Bénin. Passé par le Lycée Technique Agricole de Kika, révélé à l’ASPAL BBC puis aguerri sur la scène continentale, le joueur aujourd’hui pensionnaire de l’Elan Coton enchaîne les performances solides et confirme son statut du champion. Inf’au Zénith était à sa rencontre, découvrez l’entretien exclusif.
Inf’au Zénith : Salim Kora Séro, merci de nous accorder cet entretien. Pour commencer, comment est née ta passion pour le basketball ?
Salim Kora Séro : Merci à vous. Ma passion est née en 2013. J’avais environ 14 ans. C’est à cette période que j’ai découvert le basketball et très vite, c’est devenu une évidence pour moi. Je me suis engagé avec le Lycée Technique Agricole de Kika, où j’ai vraiment commencé à apprendre les bases.
Inf’au Zénith : Tu fais partie aujourd’hui des jeunes talents les plus prometteurs du pays. Quel regard portes-tu sur ton parcours ?
Salim Kora Séro : C’est un parcours de travail et de sacrifice. Après Kika, j’ai rejoint Aspal BBC à Parakou. C’est là que j’ai gagné en maturité et en expérience. On a même remporté le championnat du District du Borgou. Chaque étape m’a construit.
Inf’au Zénith : On te surnomme le “Messi” ou le “Neymar” du basketball béninois. Comment vis-tu cette comparaison ?
Salim Kora Séro : (sourire) C’est flatteur, mais je reste concentré. Ces surnoms montrent que les gens apprécient mon style de jeu, mais moi je veux écrire ma propre histoire. Je respecte beaucoup les grands joueurs, mais mon objectif reste d’aller plus loin.
Inf’au Zénith : Tu as évolué dans plusieurs clubs et compétitions, y compris à l’international. Que retiens-tu de ces expériences ?
Salim Kora Séro : Beaucoup de choses. Entre ASPAC, les compétitions africaines comme l’AfroCAN, le 3×3 en Égypte ou encore les tournois internationaux, j’ai appris à m’adapter. Le niveau est élevé, il faut être discipliné mentalement et physiquement.
Inf’au Zénith : Tu es aujourd’hui à Elan Coton. Comment ça se passe ?
Salim Kora Séro : Très bien. C’est un grand club avec une vraie structure. J’apprends énormément chaque jour. Le niveau du championnat est plus exigeant, mais cela me pousse à progresser.
Inf’au Zénith : Tes statistiques cette saison montrent une belle régularité. Comment expliques-tu cette performance ?
Salim Kora Séro : C’est le travail. Je m’entraîne dur pour être constant. Je cherche à être utile à l’équipe, que ce soit en défense ou en attaque. Mes moyennes de points, de passes et mon efficacité aux lancers francs sont le résultat de cette discipline.

Inf’au Zénith: Tu as déjà connu des matchs à plus de 20 points. Quel est ton meilleur souvenir récent ?
Salim Kora Séro : Le match du 11 mars 2026 reste spécial. J’ai marqué 22 points avec une très bonne évaluation. C’était un match où tout fonctionnait bien, mais surtout où j’ai aidé l’équipe à gagner.
Inf’au Zénith: Quels sont désormais tes objectifs ?
Salim Kora Séro : Mon rêve est clair : devenir basketteur professionnel à l’international. J’aimerais suivre les pas de joueurs comme Stephen Curry, progresser encore et un jour jouer dans une grande ligue.
Inf’au Zénith: Un dernier message aux jeunes basketteurs béninois ?
Salim Kora Séro : Je leur dirais de croire en eux, de travailler dur et de ne jamais abandonner. Le talent seul ne suffit pas, c’est la discipline qui fait la différence.
Avec des moyennes impressionnantes cette saison, une régularité exemplaire, une pointe à 22 points (le 11 mars dernier) , une efficacité redoutable aux lancers francs (plus de 80% !)et une influence grandissante dans le jeu, le meneur béninois ne cache plus ses ambitions : franchir un cap et rejoindre le très haut niveau international.
Entretien réalisé par Firmin DANNON.









