À quatorze mois du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations 2027, l’inquiétude gagne les coulisses du football continental. La Confédération africaine de football (CAF) ne cache plus sa préoccupation : le trio hôte – Kenya, Ouganda et Tanzanie – accuse un retard jugé critique dans la préparation de la compétition prévue du 19 juin au 18 juillet 2027.
Infrastructures : le talon d’Achille
Au cœur des tensions, les infrastructures sportives peinent à suivre le calendrier imposé. À Nairobi, le chantier du Talanta Stadium, censé incarner la vitrine du tournoi, s’enlise. La livraison, déjà repoussée, suscite désormais des doutes sérieux quant au respect des échéances.En Ouganda, le tableau est encore plus préoccupant. Entre la lenteur des travaux à Hoima City et la rénovation inachevée du Mandela National Stadium, aucun site ne répond, à ce jour, aux standards de catégorie 4 exigés par la CAF ,le niveau maximal pour accueillir des matchs de CAN. Une situation qui fragilise fortement la crédibilité du pays dans l’organisation d’un tel événement.
Tanzanie : une avance relative, mais fragile
Du côté de la Tanzanie, les signaux sont moins alarmants, sans être rassurants pour autant. Si certains projets avancent mieux, la coordination globale entre les trois nations reste un défi majeur. Transports, logistique, capacités hôtelières : l’harmonisation régionale apparaît encore incomplète, un point pourtant crucial pour une compétition coorganisée.
La CAF prête à sévir

Face à ces insuffisances, la CAF a décidé de hausser le ton. En interne, des rapports évoquent des « retards structurels » et appellent à des mesures immédiates. La récente visite de Samson Adamu, secrétaire général par intérim, a d’ailleurs servi d’électrochoc.Sous pression, les autorités kényanes tentent de réagir. Le ministre des Sports, Salim Mvurya, a annoncé une réunion stratégique imminente pour accélérer les décisions et relancer les chantiers. Mais le temps joue contre les organisateurs.
Le spectre d’un scénario catastrophe
Le Kenya connaît déjà le prix des retards : le pays avait perdu l’organisation de la CAN 1996 et du CHAN 2018 pour des raisons similaires. Aujourd’hui, le risque d’un nouveau revers n’est plus une hypothèse lointaine.
En coulisses, une question brûle toutes les lèvres la CAF ira-t-elle jusqu’à retirer l’organisation à ce trio est- africain si la situation n’évolue pas rapidement ? À ce stade, rien n’est exclu.
✍️ Firmin DANNON









