Dans un entretien sans détour accordé à Firmin Dannon, Abdel Rafiou Makarimi, joueur d’Avrankou Omnisports, s’est livré avec lucidité sur les difficultés rencontrées par son équipe lors de la première phase du championnat, tout en traçant les contours de ses ambitions personnelles et collectives.
D’entrée, le basketteur pointe un mal souvent sous-estimé mais pourtant déterminant dans la performance d’un groupe : la communication. « Le plus difficile pour notre équipe, c’est la communication. Il n’y en a pas eu assez entre les joueurs et les coachs. Cela a créé un manque d’entente sur le terrain, et forcément, on n’a pas réussi à exploiter pleinement notre potentiel », confie-t-il. Un constat qui explique en partie les prestations en dents de scie d’Avrankou Omnisports sur cette première phase.

Mais derrière cette analyse se cache aussi une trajectoire personnelle atypique. Car pour Makarimi, le basketball n’a pas toujours été une évidence. « Ce n’était pas un sport de rêve pour moi. J’ai découvert le basket à 16 ans, en classe de seconde, grâce au championnat scolaire. C’est là que tout a commencé », raconte-t-il. Une révélation tardive qui ne l’a pourtant pas empêché de gravir les échelons avec détermination.
Passé par l’Élan Sportif de Porto-Novo puis par Élan Coton, où il a passé deux saisons, le joueur s’est ensuite engagé avec Avrankou Omnisports, où il évolue depuis maintenant trois ans. Un parcours construit avec patience, travail et constance.
Sur les ambitions de son équipe, Makarimi reste mesuré, refusant tout excès d’optimisme. « Je ne dirais pas que nous avons encore le potentiel pour aller chercher le titre. Mais nous pouvons rivaliser avec les meilleures équipes du championnat. Et d’ici deux ans, pourquoi pas viser plus haut », projette-t-il, lucide mais ambitieux.
À titre personnel, l’objectif est clair : s’imposer parmi les références du championnat. Collectivement, le cap est fixé sur la qualification pour les prochaines phases avec l’ambition de s’installer durablement dans le haut du tableau ,mais dès la saison prochaine car Avrankou Omnisports c’est 2 victoires ,8 défaites en 10 matchs lors de la phase 1,synonyme d’une disqualification .

Enfin, le joueur insiste sur les leviers de progression : intensifier le travail et améliorer la compréhension du jeu. « Il faut s’entraîner davantage et amener les joueurs à mieux comprendre le jeu. C’est comme ça qu’on pourra développer notre niveau et produire un meilleur basket », conclut-il.
Entre franchise, humilité et détermination, Abdel Rafiou Makarimi incarne cette génération de joueurs béninois en quête de progression, prête à bâtir, pas à pas, une équipe capable de bousculer la hiérarchie nationale.
✍️ Firmin DANNON









