À quelques semaines de la grande saison des pluies, l’effervescence est à son comble sur l’axe carrefour Iita–carrefour Tankpè. Entre recalibrage des collecteurs et aménagement de la voirie, l’État met les bouchées doubles pour conjurer le spectre des inondations dans cette zone névralgique de la commune d’Abomey-Calavi. Constat.

Le décor a radicalement changé sur le tronçon reliant le carrefour Iita à celui de Tankpè. Pour qui connaissait les nombreux caniveaux à ciel ouvert et les stagnations d’eaux pluviales en son sein, le spectacle actuel offre des motifs de satisfaction. Sur le terrain, les engins lourds et les ouvriers s’activent pour transformer en profondeur l’infrastructure routière et, surtout, son système de drainage.
L’innovation majeure de ce chantier réside dans le traitement des ouvrages d’assainissement. Contrairement aux installations précédentes, la longueur et la hauteur des caniveaux sont en cours de révision totale. Ce recalibrage technique vise à augmenter la capacité de stockage et la vitesse d’écoulement des eaux vers les exutoires naturels. « Il ne s’agit plus de simples rigoles, mais de véritables collecteurs dimensionnés pour absorber les flux records souvent enregistrés dans cette zone dépressionnaire », confie un technicien rencontré sur place.

Parallèlement au curage et à la reconstruction des caniveaux, les usagers observent un rétrécissement stratégique de la voie. Cette option technique, loin d’être un frein à la mobilité, permet de dégager l’espace nécessaire à l’implantation de ces nouveaux collecteurs hors normes, tout en sécurisant les emprises de la route. L’objectif est d’assurer une plateforme routière durable et garantir que les eaux de ruissellement ne dictent plus leur loi aux riverains et aux conducteurs de motos.
Si le constat sur le terrain rassure par la qualité des finitions en cours, l’enjeu reste celui du timing. Avec la grande saison des pluies qui pointe à l’horizon, l’achèvement rapide de ces travaux est impératif pour tester l’efficacité réelle de ce nouveau dispositif. À Tankpè comme à l’Iita, l’espoir d’un hivernage « les pieds au sec » n’a jamais été aussi tangible.
Donatien Fernando SOWANOU









