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Violences basées sur le genre et autres dangers des réseaux sociaux : L’ONG Monde Actions Durables et la fondation Boris Ahiha éclairent les étudiants sur les textes de lois

Dans un amphithéâtre très recueilli, les deux structures partenaires ont rencontré ce vendredi des étudiants pour évoquer avec eux, la question des violences basées sur le genre dans l’espace médias et réseaux sociaux. Il s’agissait pour les deux organisations de partager dans un premier temps, les textes de lois qui existent au Bénin et qui encadrent l’intervention de l’homme dans le domaine de l’Internet et des réseaux sociaux. Dans un second, il s’agissait de sensibiliser les apprenants sur les revers d’une recherche effrénée de réussite rapide à travers les réseaux sociaux.

Selon Thanguy AGOÏ, journaliste et Président de l’ONG MAD, la plupart des jeunes qui sont en prison pour des délits d’opinion y sont, en tombant dans le piège de l’excès, de l’injure, de la diffamation. En cause, leur ignorance des textes de lois qui encadrent l’intervention dans le domaine public. « C’est ainsi que beaucoup ont été en prison en allant au-delà de ce qu’il ne fallait pas dire. Cette sensibilisation vient pour montrer aux jeunes les limites qu’imposent les lois du Bénin ».

Mais c’est aussi une opportunité pour attirer l’attention des jeunes sur des actes et autres propos qui sont de nature à stigmatiser la gente notamment féminine, et qui sont susceptibles de tomber sous le coup des violences basées sur le genre. Un peu comme le harcèlement sexuel en ligne. « Quand elle vous a dit non, c’est que c’est non. Faut fuir en même temps. Parce que si vous commencez à lui envoyer des messages, des photos indécentes et autres, elle peut porter plainte et vous irez banalement en prison. C’est la même chose aussi dans le sens inverse. N’envoyez rien à personne. Si vous faites la cour et qu’elle refuse juste comme cela arrive, fuyez. Si ça lui plaît vraiment, elle – même va vous appeler. Et là, vous êtes en position de force, sinon oubliez-la. Elle n’est pas la seule sur terre. Évitez à tout prix de forcer, d’obliger par des moyens irrespectueux de sa dignité et de sa liberté ».

Le communicateur a saisi la triste opportunité de la vidéo virale de la jeune fille soumise à une torture par le feu pour appeler les jeunes à des actes responsables envers les femmes sur internet. « Les moqueries, les railleries, les dénigrements peuvent dégénérer et pousser la victime à des actes imprévisibles et aux conséquences incalculables. Soyez courtois partout, même en ligne, même lorsque vous avez l’impression qu’on ne vous voit pas. Où que vous allez, on peut vous retrouver facilement et vous faire subir la rigueur de la loi ».

Les étudiants, qui ont été très intéressés par le sujet, ont posé de nombreuses questions, et ont réclamé de nouvelles séances en vue d’en apprendre davantage sur l’importance de la gestion de l’image sur les réseaux sociaux.

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