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29 avril : la danse entre héritage, bien-être et langage universel

Instituée en 1982 par l’Institut International du Théâtre pour rendre hommage à la danse sous toutes ses formes, la Journée Internationale de la danse est célébrée chaque 29 avril à travers le monde. Dans une ville où les rythmes accompagnent le quotidien, la danse dépasse le simple divertissement, elle raconte une histoire, soigne les corps et rapproche les âmes, à Cotonou, cette journée trouve un écho tout particulier.

Dans les maison, salle de gym comme dans les buvettes un constat s’impose , la danse vit au croisement de la tradition et de la modernité. « Nos danses comme le Zinli ou le Tchinkoumé racontent qui nous sommes », confie Honoré, un père de famille rencontré . Mais chez les plus jeunes, les influences évoluent. Mireille, étudiante, revendique une préférence pour les sonorités actuelles . « J’aime Rema, ça donne une autre manière de bouger. » Une fusion assumée que confirme Junior, danseur urbain « Aujourd’hui, on mélange tout. C’est ça qui crée quelque chose de nouveau. »

Au-delà de l’expression culturelle, la danse s’impose aussi comme un véritable allié santé. Dans une époque marquée par le stress et la sédentarité, elle devient une alternative accessible. « Danser améliore la circulation sanguine et aide à prévenir certaines maladies », explique une infirmière qui aime rester dans l’anonymat. Pour Arnaud, coach fitness, le constat est simple « Beaucoup abandonnent le sport classique. Avec la danse, on se dépense sans contrainte. » Même son de cloche chez Fatou, mère de famille, qui a trouvé son équilibre au rythme des chansons de Yemi Alade : « Ça me donne de l’énergie dès le matin. »

Mais à Cotonou, la danse ne s’arrête ni à la performance ni au bien-être physique. Elle est aussi un puissant vecteur de lien social. Dans les fêtes, les maquis ou les événements de quartier, elle efface les différences. « Même sans parler la même langue, on peut danser ensemble », témoigne Aïcha,jeune étrangère. Derrière ses platines, Landry Hounton, DJ, observe ce phénomène à chaque soirée : « Quand je mets Fally Ipupa, tout le monde se comprend sans mots. » Une communion que résume Rosine, couturière : « La danse unit les gens. »

En résonance avec le thème mondial porté par l’Institut International du Théâtre, Cotonou illustre à sa manière cette célébration du mouvement et de l’unité culturelle. Du Bénin aux Philippines, où se tient la grande célébration de 2026, la danse rappelle une évidence : elle est bien plus qu’un art. Elle est un langage universel, capable de relier les cultures, d’apaiser les esprits et de faire vibrer le monde à l’unisson.

✍️ Firmin DANNON

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