À Vancouver, ce 30 avril 2026, le 76e Congrès de la FIFA a pris des allures de carrefour stratégique. Plus qu’une réunion annuelle, ce rendez-vous a posé les bases d’un football mondial en mutation , plus engagé, plus puissant et plus ouvert à de nouvelles voix, dont celle du Bénin.
Un message fort dans un monde sous tension
Face aux délégués venus des quatre coins du globe, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a assumé un discours à portée universelle. Dans un contexte international tendu, il a défendu un football capable de rassembler là où la politique divise.La future Coupe du Monde 2026, prévue aux États-Unis, au Canada et au Mexique, a été présentée comme un symbole d’ouverture et de coexistence. Un tournoi élargi, mais surtout porteur d’un message : celui d’un sport qui refuse les frontières idéologiques.

Racisme : la FIFA passe à l’offensive
Autre axe majeur : la lutte contre le racisme. Deux ans après les engagements pris à Bangkok (Thaïlande), la FIFA revendique des avancées concrètes. Réforme du code disciplinaire, campagnes éducatives, surveillance accrue des réseaux sociaux, le combat change d’échelle.Le mot d’ordre est clair : tolérance zéro. Le football ne veut plus subir, il veut anticiper, sanctionner et éduquer.
Une puissance financière sans précédent
Sur le plan économique, la FIFA confirme son statut de géant. Avec 14 milliards de dollars attendus entre 2027 et 2030, l’instance mondiale dispose de moyens colossaux.
Le programme Forward, pilier du développement, franchit un cap historique. Objectif : renforcer les fédérations, réduire les écarts et faire émerger de nouvelles puissances footballistiques.
Le Bénin change de dimension

Dans ce contexte, le Bénin ne passe plus inaperçu. À Vancouver, Mathurin de Chacus incarne une présence désormais crédible et écoutée.Accompagné de sa délégation, le président de la Fédération béninoise de football participe activement aux réflexions. Une posture qui illustre la progression du pays dans les sphères décisionnelles.Réformes internes, structuration des compétitions, retour de la confiance internationale : le football béninois récolte aujourd’hui les fruits d’un travail de fond. Et surtout, il commence à peser.
Un football au cœur des enjeux géopolitiques
Le Congrès n’a pas éludé les sujets sensibles. Les prises de parole des fédérations palestinienne et israélienne ont rappelé que le football reste un espace de dialogue, même dans les contextes les plus complexes.La FIFA veut maintenir cette ligne, faire du terrain un lieu de rencontre, pas de confrontation.
Cap sur Rabat pour un tournant décisif
Prochaine étape : Rabat (Maroc), qui accueillera le 77e Congrès de la FIFA le 18 mars 2027, un rendez-vous électif crucial où Gianni Infantino devrait briguer un nouveau mandat.D’ici là, un Congrès extraordinaire en ligne désignera les pays hôtes des Coupes du Monde féminines 2031 et 2035.
À Vancouver, le football mondial n’a pas seulement parlé d’avenir. Il a redéfini ses priorités.Et dans ce nouvel équilibre, une certitude se dégage, le Bénin n’est plus en marge. Il avance, s’affirme et commence à compter.
✍️ Firmin DANNON









