À Tori, dans le sud du Bénin, le chant des volailles rythme désormais le quotidien d’un jeune homme discret, mais déterminé. Derrière la ferme Max-Agro se cache OGOU Marcos, technicien agronome et éleveur spécialisé dans la volaille. Un parcours construit avec patience, sacrifices et courage.
Rien ne prédestinait forcément Marcos à devenir une figure montante de l’aviculture locale. Titulaire d’un Baccalauréat série D obtenu en 2018, il se lance dans l’élevage en 2020, sans véritable formation de base dans le domaine. À l’époque, le jeune homme cherche surtout une voie pour s’en sortir financièrement.
« J’ai choisi ce métier dans un premier temps à cause de l’argent, pour voir comment m’en sortir », confie-t-il avec sincérité.
Mais au fil des années, ce qui n’était qu’une solution de survie est devenu une véritable passion. Entre les poussins à surveiller, les nuits écourtées et les défis sanitaires à gérer, Marcos découvre progressivement un univers qui le captive profondément.

Conscient de ses limites au départ, il décide de se former sérieusement. Il intègre alors une école spécialisée où il suit trois années de formation afin de maîtriser les réalités techniques de l’élevage moderne. Une étape décisive qui va renforcer ses compétences et donner une nouvelle dimension à son activité.
Aujourd’hui, l’élevage est devenu sa principale source de revenus. Grâce à la ferme Max-Agro, OGOU Marcos vit de sa passion et construit progressivement son avenir dans un secteur encore exigeant, mais porteur d’opportunités.

Pour lui, réussir dans l’élevage demande avant tout certaines valeurs essentielles.
« Il faut être patient, rigoureux et aimer son travail », insiste-t-il.
Des mots simples qui résument parfaitement son parcours. Car derrière chaque réussite agricole se cachent souvent des années de persévérance silencieuse.
Très discret et réservé, Marcos mène une vie loin des projecteurs. En dehors de l’élevage, il affirme ne pas avoir d’autre passion particulière. « J’aime juste ce qui me rend à l’aise », dit-il timidement.
Cette simplicité forge aussi son identité. À Tori, le jeune éleveur avance sans bruit, mais avec une constance remarquable. Son histoire rappelle qu’au Bénin, de nombreux jeunes bâtissent leur avenir grâce à l’agriculture et à l’élevage, parfois en partant de presque rien.

Le parcours d’OGOU Marcos est celui d’une jeunesse qui refuse d’abandonner, d’un homme qui a transformé l’incertitude en ambition, puis l’ambition en métier. Une preuve que derrière chaque ferme se cache souvent une histoire humaine forte, faite de résilience, d’apprentissage et de passion.
Firmin DANNON








