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HEBDO du 21 AOUT 2026

Cette semaine était celle du dévoilement du Bénin côté art, notamment la musique, au monde entier. Deux femmes ont porté au-delà du continent, les couleurs nationales. Mais la politique n’est pas restée loin des colonnes des confrères pour autant.

Bonjour à tous et bienvenu dans cette revue de presse hebdomadaire

 Le Bénin marche sur l’eau. En tout cas, c’est bien l’impression qu’il a donné avec deux de ses filles qui l’ont révélé au monde entier. D’abord, Angélique KIDJO, plus récemment, décorée sur les marches de la gloire à Hollywood. La star de la musique du Bénin a décroché une étoile sur le Hollywood walk of fame, a détaillé le Paraclet. C’est en fait l’authenticité d’une diva planétaire qui a été saluée par cette distinction selon matin libre, plongé dans l’image et le déroulé de la cérémonie. C’est la consécration d’un long parcours de 40 années de sacrifice et d’investissement personnel dans la musique.

Mais avant l’aînée, il y a eu la jeune sœur. Saara Houansou, sacrée quelques jours avant, Lauréate du prix 2026 de the voice Afrique francophone, qui lui fait régner sur le toit africain des jeunes talents prometteurs de la musique. Elle a même eu, pour cette prouesse, à discuter avec Romuald Wadagni au téléphone, a soufflé Fraternité qui en déduit alors que le chef de l’État est proche des talents. Romuald Wadagni a dit toute sa fierté pour ces deux braves femmes selon la tribune de la capitale.

A ces deux belles voix féminines, les confrères en ont ajouté une autre, celle-là masculine. Il s’agit de celle de l’artiste Opa, prix découverte Rfi cette année, toujours dans la catégorie musique. Le matinal a constaté que cela fait trois voix qui procurent ainsi un profond sentiment de fierté nationale aux Béninois. L’une a conquis le continent, l’autre a capté l’Europe, et la dernière a défié le monde selon les mots du journal le Challenge. 2026 semble bien l’année du Bénin, au cours de laquelle, le pays a su s’imposer et se replacer sur la carte mondiale, a soutenu le quotidien.

Si dans le domaine de l’art et de la musique, le Bénin marche sur l’eau, au plan de la diplomatie, le pays souffle le chaud et le froid. D’abord le froid, avec cet inquiétant statut quo entre Cotonou et Niamey. Les choses avaient donné l’impression de prendre un coup d’accélérateur à l’arrivée de Romuald Wadagni à la Marina mais tout semble souligner qu’on est encore en train de piétiner. Et le journal de Mênontin qui pense que celui qui doit encore agir pour faire bouger les choses, c’est encore le Président béninois. Il doit intensifier les efforts pour le dégel définitif, a conseillé la parution.

Et pour le chaud, les confrères annoncent Emmanuel Macron à Cotonou bientôt. Selon Fraternité, c’est pour renforcer davantage la collaboration entre son pays et le Bénin. Ce sera, si tout allait bien, en octobre prochain selon les précisions de la tribune de la capitale qui rappelle que cela fera alors la deuxième fois que le Président français se rend au Bénin depuis qu’il est à l’Elysée.
En politique, les militants du parti Les Démocrates ont essayé de se rappeler aux souvenirs de l’actualité. L’autre vision a appris qu’ils sont allés échanger avec des populations. Ils ont profité pour rendre hommage à Boni Yayi selon le journal, et affirmé leur autonomie. Mais aux yeux de matin libre, cette initiative semble bien une entreprise aux impacts très limités. Le contexte l’explique bien d’après la parution. En dépit de la trêve politique, le parti est partagé entre son engagement de départ et les réalités auxquelles il fait face.

Et alors que les démocrates essaie de prendre son destin en main, Fraternité vient réveiller les autres partis qui semblent somnoler. Il y en a quatre (04) au total qui devraient quitter leur léthargie pour trouver les moyens d’exister sur l’échiquier politique nationale, sinon qu’ils pourraient disparaitre. Le journal a cité le GSR, le NFN, le PFR et RE. Leur léthargie apparente pourrait leur coûter leur certificat de vie. Leur sort est même déjà scellé d’après le journal de Mênontin, citant les textes qui organisent la vie des partis politiques.

Dans le domaine de la décentralisation, il y a eu assemblée générale ordinaire hier au siège de l’association nationale des communes du Bénin. L’économiste apprend alors qu’à l’occasion, l’organisation a changé de main. Luc Gnancadja a été élu, pour remplacer un autre Luc, lui Atrokpo. Pour celui qui prend service, c’est le temps de l’unité, du dialogue et de l’efficacité, a rapporté le matinal après l’avoir écouté dans son tout premier discours. Mais Décryptage info a voulu surtout rendre hommage appuyé au Luc qui s’en va. C’est une mémoire vivante de l’organisation, qu’il aura dirigé pendant une décennie avec d’excellents résultats selon la publication. Et le journal qui lui tire chapeau pour ce parcours à la tête de l’organisation des maires du Bénin.

En sport, le Cameroun est désormais sur le toit du football féminin en Afrique depuis dimanche. Les lionnes indomptables ont battu le Malawi trois buts à zéro lors de la finale tenue à Rabat au Maroc, bouclant ainsi cette phase finale de la compétition continentale chez les dames. C’est pour la première fois que cela arrive aux filles du Cameroun qui n’auraient pas dû participer à la compétition n’eut été la chance. La décision d’élargir le nombre de pays participants a permis de repêcher le Cameroun qui avait déjà été éliminé lors des phases préliminaires. Et voilà qu’arriver au Maroc, elles s’imposent.

Pêle-mêle

Le bureau de l’union des professionnels des médias du Bénin fait une tournée auprès des institutions et personnalités de la république. Une délégation conduite par le président de l’UPMB, Hervé Prudence Hessou, était au cabinet du Procureur spécial de la Criet. Ils sont allés échanger avec Mario Metonou sur les règles et les défis liés à l’information judiciaire de qualité selon le grand jury.

Les journaux ont annoncé vendredi, que Steeve Amoussou a recouvré sa liberté. Fraternité, le matinal et autres, ont partagé la nouvelle de cette libération après avoir purgé une peine de deux ans. Steeve Amoussou, c’est le jeune que la justice a présenté comme Frère Hounvi, du nom de plume de ce chroniqueur politique virulent contre le pouvoir Talon, et qui avait un énorme succès sur les réseaux sociaux. Depuis son enlèvement et sa condamnation, les chroniques très critiques avaient aussi disparu.

Les quotidiens font le point de la célébration ce week-end de la fête de l’igname à Savalou. Il y a eu du monde et de la ferveur samedi dans la cité des Gbaguidi. L’igname pile a eu tous les honneurs possibles au point d’inspirer cette idée à la nouvelle tribune. Et si le 15 Août devenait une fête nationale, a suggéré le journal qui s’est inspiré de la grande ferveur que suscite ce moment à travers tout le pays. En plus, l’igname est une production présente dans plusieurs cultures où il revêt presque les mêmes significations et exige les mêmes attitudes de rites et de consécration.

Le télégramme est un peu inquiet. Depuis 2025, la dette du Bénin monte. Le journal avance des chiffres. Elle est montée de 650 milliards de francs CFA par exemple, a confié le canard. Cela fait à l’arrivée, près de mille milliards selon les chiffres de libération. Mais il n’y a pas de quoi être inquiet, a essayé de rassurer la cloche. Le journal pense que le rythme d’endettement n’est pas encore arrivé au niveau où il devrait susciter inquiétude. Et même si c’était le cas, explique la Boussole, il faut s’inquiéter non pas pour la taille de la dette mais bien plus pour la solvabilité de celui qui s’endette. Et là-dessus, la parution semble être tranquille à propos de la situation du Bénin.

Thanguy AGOI

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