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Football / Coupe CAF : l’ASPAC tombe à Kégué

L’ASPAC ne verra pas le deuxième tour préliminaire de la Coupe de la Confédération CAF 2026-2027. Après sa victoire 3-1 au match aller, le club béninois a été renversé 4-2 par The Panthers, ce mercredi 16 septembre 2026, au stade de Kégué à Lomé, au Togo. Au terme des deux manches, les deux équipes se sont séparées sur un score cumulé de 5-5.

L’ASPAC avait pourtant fait une bonne partie du chemin vers la qualification lors du match aller. Son succès 3-1 lui donnait un avantage de deux buts avant la seconde confrontation. Mais au stade de Kégué, les Béninois n’ont pas réussi à préserver ce précieux matelas. The Panthers a progressivement renversé la situation pour finalement s’imposer 4-2.

Une défense qui a perdu ses repères

Cette élimination laisse d’autant plus de regrets dans le camp béninois que la défense constituait l’un des principaux atouts de l’équipe. Après avoir encaissé un seul but à l’aller, l’ASPAC en a concédé quatre au retour. Une fragilité inhabituelle qui a lourdement pesé dans le scénario de la rencontre.

Richard Bio ne cache pas sa déception au coup de sifflet final. « Nous sommes déçus. Parce que quand vous faites le résultat que nous avons fait au match aller et que vous perdez à domicile comme ça, vraiment ça fait mal », a déclaré l’entraîneur béninois. Dans le contexte du match, cette expression renvoie à la frustration liée au résultat, mais la rencontre retour s’est bien disputée à Lomé, au stade de Kégué.

Le technicien a surtout pointé les difficultés de son arrière-garde. « Aujourd’hui, on ne reconnaissait plus mon équipe. Cette équipe qui est allée faire cette différence à l’extérieur, je ne l’ai pas reconnue ce soir. La défense qui était le point fort de mon équipe, cette défense-là a coulé ce soir. Ce qui a balayé notre élimination. »

L’excès de confiance écarté

Après une victoire 3-1 à l’aller, la possibilité d’un relâchement pouvait naturellement être évoquée. Richard Bio ne retient cependant pas cette explication. Selon lui, le groupe avait été préparé à l’importance du match retour et avait été remobilisé avant la rencontre.

« Je ne saurais dire que c’est un excès de confiance puisque nous étions conscients d’une telle situation », a expliqué le coach. Malgré cette préparation, l’ASPAC n’a pas réussi à reproduire la prestation qui lui avait permis de prendre l’avantage lors de la première manche.

« Je pense que si on s’était comportés comme on l’avait fait au match aller, on n’allait pas perdre ce match », a-t-il ajouté. Une différence de rendement entre les deux rencontres qui constitue l’un des principaux enseignements de cette élimination.

L’ASPAC a progressivement sombré

Le scénario du match retour s’est compliqué au fil des minutes. Après une première demi-heure où l’ASPAC a encore tenté de tenir son avantage, l’équipe a progressivement perdu le contrôle de la rencontre. Même lorsqu’elle parvenait à revenir au score, elle ne réussissait pas à contenir les offensives adverses.

À la pause, le score était de 2-2. Richard Bio a alors tenté de provoquer une réaction à travers son discours. « À la mi-temps, il fallait vraiment que je change de discours, ce que j’ai fait. J’ai remobilisé la troupe », a-t-il expliqué.

Mais la remobilisation n’a pas suffi. Au retour des vestiaires, l’ASPAC a continué de subir. Le staff a procédé à des changements pour tenter de modifier le cours de la rencontre. Là encore, la réaction espérée n’est pas arrivée.

« J’ai constaté que même avec les changements, la mayonnaise ne prenait pas », a reconnu Richard Bio. The Panthers a alors pris davantage confiance et profité des difficultés béninoises pour creuser l’écart.

Une réaction beaucoup trop tardive

L’un des principaux regrets du technicien béninois concerne également le réveil tardif de ses joueurs. Alors que l’équipe devait accélérer pour conserver son avantage dans la double confrontation, elle n’a véritablement réagi qu’en fin de rencontre.

« C’est quand nous avons pris le quatrième but que nous avons commencé par jouer », a constaté Richard Bio. Une réaction trop tardive, car à ce moment-là, The Panthers avait déjà pris une sérieuse option sur la qualification.

Le coach estime néanmoins que les dernières minutes ont montré ce que son équipe aurait pu produire plus tôt. « Si on s’était donné comme on l’a fait dans les dix dernières minutes, on ne serait pas en train de parler d’une élimination », a-t-il regretté.

Cette séquence résume finalement le paradoxe de la soirée de l’ASPAC : capable de réagir lorsqu’elle est dos au mur, mais incapable de maintenir cette intensité suffisamment longtemps pour protéger son avantage de l’aller.

Une élimination assumée collectivement

Malgré sa critique de la prestation défensive, Richard Bio refuse de faire porter la responsabilité de l’élimination à un seul compartiment ou à un seul joueur. Pour lui, la défaite est avant tout celle de l’ensemble du groupe.

« La défaite, elle est collective. Je ne vais pas l’attribuer à un seul secteur », a-t-il déclaré. Le technicien reconnaît que la défense a souffert, mais estime que toute l’équipe doit tirer les enseignements de cette contre-performance.

« Nous devons pouvoir partager les responsabilités et chercher à revoir ce qui n’a pas marché », a poursuivi l’entraîneur. Une position qui traduit la volonté de ne pas désigner de bouc émissaire après une élimination qui s’est jouée sur l’ensemble des deux rencontres.

Richard Bio a également reconnu la prestation de l’adversaire : « La Guinée équatoriale, à travers ce qu’ils ont produit ce soir, méritait au moins de gagner ce soir. »

The Panthers poursuit, l’ASPAC s’arrête

Grâce à son succès 4-2 au stade de Kégué à Lomé, The Panthers revient à hauteur de l’ASPAC sur l’ensemble des deux matches, avec un score cumulé de 5-5, et décroche sa qualification selon le règlement appliqué à cette double confrontation. Le club équato-guinéen poursuit ainsi son parcours continental et doit affronter l’USM Alger au deuxième tour préliminaire.

Pour l’ASPAC, l’aventure africaine s’arrête donc au premier tour. Le club béninois peut nourrir des regrets après avoir possédé deux buts d’avance au départ de cette seconde manche. Mais au-delà de l’élimination, la prestation du retour pose surtout la question de la capacité de l’équipe à maintenir son niveau dans une confrontation continentale à enjeu.

Richard Bio reconnaît d’ailleurs que la prestation livrée à Kégué ne correspondait pas aux standards habituels de son équipe. « Ce n’est pas notre production habituelle. Sincèrement, on ne joue pas comme ça en équipe. Vraiment, comme vous l’avez dit, elle a sombré. L’équipe a sombré. »

Une conclusion amère pour l’ASPAC, qui avait pourtant pris une sérieuse option lors de la première manche, mais qui a vu son avantage disparaître.

Firmin DANNON

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