Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) de Dakar, le Comité national olympique et sportif béninois (CNOS-BEN) affine les derniers préparatifs de la délégation nationale. Athlétisme, natation, escrime, tennis de table et wushu : sept jeunes représenteront le Bénin dans cinq disciplines. Face aux ambitions affichées, le président Julien MINAVOA appelle à une préparation sérieuse et à un dépassement de soi, tout en reconnaissant les limites actuelles du sport béninois sur la scène internationale.
Cinq disciplines, sept athlètes : le contingent béninois est désormais connu. Selon Julien MINAVOA, le Bénin sera présent en athlétisme, en natation, en escrime, en tennis de table et en wushu. La natation comptera trois représentants, tandis que les quatre autres disciplines seront chacune défendues par un athlète. Cette répartition ne relève pas d’un choix unilatéral du CNOS-BEN. Le président précise que les quotas ont été attribués par le comité d’organisation des Jeux, en fonction notamment du niveau des disciplines et des performances enregistrées. « Ce n’est pas comme aux Jeux olympiques standards où on parle de minima à remplir ou de ranking », explique-t-il. Pour les jeunes Béninois, cette sélection constitue une occasion de se mesurer à des adversaires internationaux.
L’ambition : dépasser les performances habituelles. Au-delà de la participation, le CNOS-BEN espère voir ses représentants franchir un cap. Julien MINAVOA insiste sur la nécessité de prendre au sérieux la préparation et de saisir cette compétition comme une opportunité de progression. « Il faudrait qu’ils prennent très au sérieux la préparation à cette compétition », souligne-t-il, avec l’objectif de les voir aller « au-delà des performances respectives qu’ils ont l’habitude de nous présenter dans nos compétitions au plan national ». Le message est clair : Dakar ne doit pas être une simple excursion sportive. Pour des jeunes encore en quête de références internationales, l’enjeu est aussi d’acquérir de l’expérience, de mesurer l’écart avec les meilleurs et de préparer la suite de leur parcours.
Le Bénin ne part pas de zéro, mais le défi reste important. Le président du CNOS-BEN rappelle que le pays a déjà participé aux précédentes éditions des Jeux olympiques de la jeunesse. Cette nouvelle échéance ne constitue donc pas une première expérience pour la délégation béninoise. Toutefois, les ambitions doivent tenir compte du niveau actuel des athlètes dans les disciplines concernées. « Pour le moment, nous n’avons pas encore des stars au plan international dans les différents sports » retenus, reconnaît-il. Cet aveu souligne un défi de fond : transformer les participations internationales en véritables leviers de formation, de progression et de résultats. La présence à Dakar devra ainsi servir de point d’appui à un travail de développement plus durable.
La boxe écartée pour des raisons sanitaires. Initialement envisagée, la boxe ne fera finalement pas partie de la délégation béninoise. Julien MINAVOA explique que l’état physiologique et sanitaire de l’athlète féminine pressentie ne permettait plus d’envisager le déplacement sans risques importants. Après des échanges avec la fédération concernée, la décision de renoncer à sa participation a été prise. « C’est avec un grand regret », confie le président, qui rappelle la valeur de cette athlète dans la boxe féminine béninoise. Ce retrait illustre la priorité accordée à la santé des sportifs, même lorsque la décision prive le pays d’une représentante attendue.
Une fête africaine, un test pour la jeunesse béninoise. Organisés à Dakar, les JOJ portent également une dimension symbolique pour le continent. Julien MINAVOA reprend cette formule attribuée aux organisateurs sénégalais : « Dakar accueille les Jeux, mais l’Afrique les célèbre. » Pour le Bénin, l’enjeu sera de donner du sens à cette présence continentale en faisant progresser ses jeunes talents. À travers ces sept athlètes, le pays espère poser une nouvelle pierre dans la construction de son avenir sportif. Reste désormais à transformer la préparation en performances et l’expérience dakaroise en acquis durables.
Firmin DANNON









