La Fédération béninoise de basketball veut renforcer l’encadrement des jeunes talents. À Porto-Novo, la formation des entraîneurs de Niveau 1 s’est achevée vendredi 30 octobre 2026. Cinquante-cinq stagiaires ont bénéficié de cette session, avec une ambition claire : améliorer la qualité du travail dans les clubs et les classes sportives.
Le basketball béninois poursuit son chantier de formation. Après plusieurs jours d’apprentissage, les participants à la session de formation des entraîneurs de Niveau 1 ont reçu les encouragements des responsables fédéraux et des représentants du ministère des Sports et de l’Engagement civique. Organisée par la Fédération béninoise de basketball (FBBB), avec le soutien du ministère, cette initiative vise à doter les encadreurs de compétences techniques et pédagogiques indispensables à la progression de la discipline.

Mais entraîner ne consiste pas seulement à transmettre des consignes ou à préparer une équipe à la compétition. C’est aussi former des citoyens. Isabelle Yacoubou, conseillère technique à la Haute Performance et à l’Excellence sportive, a particulièrement insisté sur cette dimension éducative. « Aujourd’hui, vous êtes des entraîneurs de basket, mais vous êtes aussi des éducateurs amenés à éduquer et à former des jeunes qui deviendront les adultes de cette société. C’est une responsabilité éducative à prendre au sérieux », a-t-elle souligné. Un rappel qui place l’éducation et la transmission des valeurs au cœur du métier d’entraîneur.
De son côté, le président de la FBBB, Ismahinl Onifade, a retracé les avancées enregistrées depuis 2024. Cette année-là, 75 encadrants avaient suivi la formation Starting Coach. En 2025, 15 entraîneurs avaient participé au Level 1 FIBA, avec 14 certifications obtenues. Selon lui, cette expérience constituait une première en Afrique.
Pour la session de 2026, 55 stagiaires ont été sélectionnés parmi les 75 bénéficiaires de 2024, sur la base de leur engagement dans les clubs et les classes sportives. Les encadreurs sans club ont également été affectés à des structures. La Direction technique nationale, à travers les conseillers techniques régionaux, a assuré leur suivi. Une démarche qui vise à rapprocher la formation théorique des réalités du terrain.

Le directeur de cabinet du ministre, Crépin Okouolou, a toutefois rappelé que le diplôme devait surtout se traduire par des actions concrètes. « Ces diplômes ne sont pas faits pour chercher un emploi dans un bureau, c’est pour être des hommes de terrain. Allez rendre aux plus jeunes ce que vous avez appris. Nos enfants ont besoin d’encadreurs de qualité », a-t-il lancé.
Il a également annoncé une perspective encourageante : « Vous souhaitez avoir une formation de Niveau 2 et une certification FIBA, vous l’aurez. Mais tout dépendra de votre ambition et de vos performances. »
L’épreuve du terrain commence maintenant. Pour le basketball béninois, le véritable succès de cette initiative se mesurera à la qualité de l’encadrement, à la progression des jeunes et à l’émergence de nouveaux talents. La relève ne se décrète pas : elle se construit, chaque jour, au bord des parquets.
Firmin DANNON








