Par un décret officiel ce vendredi 22 mai 2026, le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a pris une décision historique. L’autorité suprême a mis fin de manière immédiate aux fonctions de son Premier ministre et principal allié politique, Ousmane Sonko. À travers cette mesure radicale, le chef de l’État redistribue totalement les cartes du pouvoir et plonge le pays dans une nouvelle dynamique de gouvernance.
Le limogeage inattendu du chef du gouvernement marque un tournant décisif dans l’histoire politique de la nation sénégalaise. Les dispositions du premier article du décret présidentiel notifient de façon brève mais rigoureuse la destitution de l’emblématique leader des patriotes. Aucun motif officiel n’a été immédiatement avancé par la présidence pour justifier l’éviction de cette figure centrale du gouvernement de rupture. Cette annonce solennelle met ainsi un terme prématuré à une collaboration entamée au lendemain de l’alternance démocratique.
L’onde de choc provoquée par cet acte républicain secoue l’ensemble de l’appareil étatique ainsi que la coalition de la majorité présidentielle. Ousmane Sonko incarnait jusqu’alors la ligne dure des réformes économiques et institutionnelles promises au peuple lors de la campagne électorale. Sa séparation d’avec le chef de l’État traduit l’existence de profondes divergences stratégiques au sein du binôme exécutif.
Cette décision isole politiquement le désormais ex-Premier ministre et ouvre une période de grandes incertitudes pour ses nombreux partisans. L’article 2 du décret précise en effet que le texte réglementaire sera enregistré et publié sans délai au Journal officiel de la République du Sénégal. Le président Bassirou Diomaye Faye assume ainsi pleinement l’entièreté des prérogatives de sa fonction constitutionnelle en reprenant le contrôle absolu de l’action gouvernementale.
Donatien Fernando SOWANOU









