La composition écrite du Baccalauréat, session de juin 2026, a démarré ce lundi 15 juin sur toute l’étendue du territoire national. Marqué par des réformes logistiques inclusives, cet examen se distingue par un retour en force historique des effectifs dans les filières scientifiques et techniques. Plus de 77 000 candidats sur la ligne de départ et un sursaut historique de la Série C.

Alors que les premières estimations laissaient présager une baisse globale, les chiffres consolidés et dévoilés par la ministre de l’Enseignement supérieur et de la formation professionnelle, Sédami Mèdégan Fagla, affichent un effectif global de 77 101 candidats à l’échelle nationale, dont environ 34 580 filles et 42 521 garçons. L’événement majeur de cette session réside incontestablement dans le réveil des filières scientifiques. « Le fait le plus marquant et impressionnant cette année réside dans l’évolution des effectifs de la série C, qui a franchi la barre symbolique des 1 000 candidats pour s’établir autour de 1 100 inscrits. C’est une grande première depuis plusieurs années, alors que nous observions auparavant une baisse constante », s’est réjouie la ministre Sédami Mèdégan Fagla.

Cette dynamique positive touche également les séries techniques et industrielles, confirmant l’impact des réformes structurelles pour rendre ces parcours plus attractifs. Pour l’autorité ministérielle, cette relève scientifique est cruciale : le Bénin, en pleine phase d’industrialisation, s’apprête à financer massivement l’innovation et aura impérativement besoin de cette main-d’œuvre hautement qualifiée.
Zoom sur le département de l’Atlantique : Vers l’équité des genres
Dans le département de l’Atlantique, le Directeur départemental de l’enseignement secondaire, Mathias Ahomadegbe, a fait le point de la participation locale. Ses services enregistrent un effectif global de 18 982 candidats, répartis en 9 011 filles et 9 971 garçons. Bien que le nombre de postulants masculins reste légèrement supérieur à celui des filles au niveau du Baccalauréat, Mathias Ahomadegbe se montre particulièrement optimiste pour l’avenir : « Avec l’extension de la mesure de gratuité des frais de scolarité à toutes les filles du second cycle, nous sommes convaincus que d’ici deux à trois ans, nous atteindrons l’équilibre parfait, voire une inversion de la tendance au profit des filles, à l’instar de la dynamique observée au BEPC. »

Pour rappel, l’organisation de cette année prend rigoureusement en compte les candidats à besoins spécifiques (au nombre de 34, dont 21 malentendants), qui bénéficient de conditions de composition adaptées, notamment au CEG Sègbèya à Cotonou et au CEG Zongo à Parakou. En donnant le top officiel des épreuves, la ministre a tenu à adresser ses encouragements à toute la communauté : « Je souhaite une excellente chance à tous nos enfants, ainsi qu’aux parents, frères et sœurs qui les soutiennent. Je suis convaincue que nos candidats réitéreront, voire surpasseront, les brillants exploits de l’année dernière. »
Les examens se poursuivent jusqu’au mercredi 17 juin dans une ambiance sereine et sécurisée sur l’ensemble du territoire.
Donatien Fernando SOWANOU









