À quelques jours de la rentrée scolaire, prévue ce lundi 14 septembre 2026 au Bénin, les parents d’élèves sont déjà à pied d’œuvre pour préparer le retour de leurs enfants en classe. Cahiers, livres, stylos, sacs, uniformes et autres matériels scolaires occupent progressivement les étals des librairies, papeteries et marchés de Cotonou. Mais sur le terrain, les achats ne se font pas au même rythme pour toutes les familles.
Pour les élèves, disposer des fournitures nécessaires reste une condition importante pour suivre normalement les cours. Pourtant, entre les dépenses liées à la rentrée et les autres charges familiales, certains parents doivent faire des choix. La rédaction d’Inf’au Zénith a promené son micro dans plusieurs points de vente de Cotonou pour prendre le pouls de la préparation de cette rentrée et recueillir les impressions des parents.
Des achats qui avancent progressivement
Chez certains parents, les achats ont déjà commencé depuis plusieurs semaines. C’est le cas de Sandrine, mère d’une élève en classe de 6ᵉ. Elle explique avoir privilégié les fournitures indispensables, tout en gardant une marge pour compléter les achats.
« Pour le moment, les achats avancent progressivement. Je suis venue acheter les cahiers, les stylos et quelques fournitures essentielles. Mais avec le coût de la vie qui augmente, il faut vraiment faire attention aux dépenses. Je préfère acheter d’abord le nécessaire et compléter le reste plus tard », confie-t-elle.
Cette stratégie montre que, pour plusieurs familles, la préparation de la rentrée se fait désormais par étapes. Acheter tout le matériel en une seule fois peut représenter une dépense importante, surtout lorsque plusieurs enfants doivent reprendre le chemin de l’école.
Pierre, père d’élèves du primaire, a pour sa part choisi d’anticiper. Pour lui, commencer les achats suffisamment tôt permet non seulement d’éviter la précipitation, mais aussi de mieux contrôler le budget familial.
« Cette année, j’ai commencé les achats assez tôt pour éviter la pression des derniers jours. Les prix de certaines fournitures sont un peu élevés, surtout lorsqu’on a plusieurs enfants à scolariser. On essaie donc de comparer les prix avant d’acheter », souligne-t-il.

Comparer les prix apparaît ainsi comme une véritable stratégie pour les parents. À quelques jours de la rentrée, l’objectif n’est plus seulement de trouver les fournitures demandées par les établissements, mais aussi de les obtenir au meilleur prix possible.
L’affluence commence à se faire sentir
Dans certains points de vente, l’ambiance commence également à changer. Les parents sont de plus en plus nombreux à rechercher les fournitures figurant sur les listes scolaires. Antoinette, mère de deux élèves, constate cette montée progressive de l’affluence.
« On constate déjà une certaine affluence dans les boutiques et les marchés. Beaucoup de parents attendent probablement les derniers jours pour faire leurs achats. De mon côté, j’ai préféré anticiper afin d’éviter les longues files d’attente et surtout les ruptures de stock », explique-t-elle.
Cette anticipation peut s’avérer importante, notamment pour les fournitures très demandées. Plus la rentrée approche, plus certains parents risquent de se retrouver dans l’urgence, avec moins de choix et davantage de pression sur leur budget.
Pour François Dossou, père d’un élève en Terminale, les achats restent encore relativement timides, même si la mobilisation des parents s’intensifie.
« Les achats sont encore timides, mais on sent que les parents commencent à se mobiliser à l’approche de la rentrée. Pour ceux qui ont plusieurs enfants, la facture peut rapidement devenir lourde. Il faut donc établir une liste des priorités et acheter selon ses moyens », conseille-t-il.
Les élèves attendent leurs fournitures
Du côté des apprenants, l’attente est également perceptible. À quelques jours de la reprise des cours, certains élèves souhaitent surtout disposer à temps de tout le nécessaire pour commencer l’année dans de bonnes conditions.
Une élève rencontrée à Cotonou estime que les parents doivent autant que possible anticiper les achats.
« Quand on n’a pas toutes les fournitures, c’est difficile de bien suivre les cours dès les premiers jours. Certains professeurs commencent directement le travail et il faut pouvoir prendre les notes et faire les exercices. J’espère donc que les parents pourront terminer les achats avant la rentrée », témoigne-t-elle.
Au-delà de l’aspect matériel, cette situation rappelle l’importance d’une bonne préparation avant la reprise des classes. Une rentrée réussie ne dépend pas uniquement de la présence des élèves dans les salles de cours, mais aussi de leur capacité à disposer du matériel nécessaire pour travailler correctement.
Les vendeurs enregistrent une demande croissante
Dans les boutiques et librairies, les vendeurs observent eux aussi l’évolution du marché à l’approche du 14 septembre. L’activité augmente progressivement, même si tous les parents ne se présentent pas encore en même temps.
Un vendeur de fournitures scolaires rencontré dans la capitale économique explique : « Depuis quelques jours, nous recevons de plus en plus de parents. Ils viennent surtout pour les cahiers, les stylos, les couvertures, les sacs et les autres fournitures inscrites sur les listes. On remarque cependant que certains parents achètent progressivement, en fonction de leur budget. »
Selon lui, cette progression de la demande pourrait encore s’accélérer dans les prochains jours. Les familles qui n’ont pas encore commencé leurs achats pourraient donc se retrouver nombreuses dans les points de vente à l’approche du premier jour de classe.
À trois jours de la rentrée, le compte à rebours est lancé
À Cotonou, les préparatifs de la rentrée prennent donc progressivement de l’ampleur. Si certains parents ont déjà presque terminé leurs achats, d’autres avancent au rythme de leurs possibilités financières. Une tendance qui traduit une réalité simple : derrière chaque liste de fournitures se trouve un budget familial qu’il faut soigneusement gérer.
À quelques jours du retour en classe, le défi pour les parents est désormais de finaliser les achats à temps. Pour les élèves, l’enjeu est de commencer l’année avec le minimum nécessaire pour apprendre dans de bonnes conditions. Le compte à rebours est lancé.
Firmin DANNON








