Le transport universitaire reprend au Bénin avec un réseau de 63 bus répartis sur 28 lignes dans 12 villes. Le dispositif concerne quatre universités publiques et veut faciliter les déplacements quotidiens des étudiants entre les campus et leurs principales zones de résidence.
Un réseau pensé pour rapprocher les étudiants des campus
La rentrée universitaire s’accompagne d’un nouveau dispositif de transport destiné à répondre à l’un des problèmes récurrents des étudiants : la mobilité. Au total, 63 bus sont déployés sur 28 lignes pour desservir plusieurs villes et localités du pays.
Le réseau concerne notamment l’Université d’Abomey-Calavi (UAC), l’Université nationale d’agriculture (UNA), l’Université nationale des sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (UNSTIM) et l’Université de Parakou. L’objectif est clair : permettre aux étudiants de rejoindre plus facilement leurs établissements sans supporter quotidiennement des dépenses élevées de transport.
UAC : plusieurs axes pour desservir les étudiants
À l’UAC, principal pôle universitaire du pays, le dispositif couvre plusieurs axes reliant le campus d’Abomey-Calavi à Cotonou et aux communes environnantes. Cette desserte répond à la forte concentration d’étudiants qui résident en dehors de la commune d’Abomey-Calavi.
Pour les étudiants, l’enjeu dépasse donc le simple déplacement. Un transport régulier peut réduire le temps consacré aux trajets, limiter certaines dépenses quotidiennes et faciliter l’accès aux cours, notamment pour ceux qui doivent effectuer de longs parcours avant d’arriver sur le campus.
UNA : Kétou et les localités environnantes concernées
Du côté de l’Université nationale d’agriculture, le réseau prend notamment en compte Kétou et les localités environnantes. La desserte vise à rapprocher les étudiants de leur établissement dans une zone où les déplacements peuvent représenter une charge importante.
Cette organisation permet surtout d’apporter une solution collective à des trajets qui, lorsqu’ils sont effectués individuellement, peuvent rapidement peser sur le budget d’un étudiant.
UNSTIM : faciliter les déplacements vers les sites universitaires
L’UNSTIM bénéficie également de circuits reliant les principales zones de résidence de ses étudiants aux sites universitaires. Là encore, le principe est de rapprocher les lieux d’habitation des étudiants de leur cadre d’études.
Le transport universitaire peut ainsi jouer un rôle important dans la régularité des étudiants en cours. En réduisant les contraintes liées aux déplacements, le dispositif cherche indirectement à améliorer leurs conditions d’études.
À Parakou, les bus desservent plusieurs quartiers
À l’Université de Parakou, le réseau est organisé autour de lignes reliant le campus aux différents quartiers de la ville. Cette desserte doit permettre aux étudiants de disposer d’une solution de déplacement adaptée à leurs trajets quotidiens.
Le dispositif ne concerne donc pas uniquement les grandes liaisons interurbaines. Il prend également en compte les déplacements à l’intérieur des villes universitaires, avec l’objectif de rendre le campus plus accessible aux étudiants.
200 FCFA le trajet
Autre élément important pour les étudiants : le ticket est fixé à 200 FCFA par trajet, soit 400 FCFA pour un aller-retour.
Ce tarif donne au dispositif une dimension sociale. Pour un étudiant qui effectue quotidiennement le même parcours, la maîtrise du coût du transport peut représenter un véritable enjeu budgétaire. La question sera désormais de savoir si les horaires, la fréquence des bus et la couverture des différentes lignes permettront de répondre efficacement à la demande.

Achat des tickets : avec ou sans Internet
Les étudiants peuvent acheter leurs tickets à travers la plateforme nationale de transport universitaire. Ceux qui ne disposent pas d’un smartphone ou d’une connexion Internet peuvent également utiliser le service USSD *611#.
Cette possibilité est importante. Elle évite que l’accès au transport universitaire dépende exclusivement de la possession d’un smartphone ou d’une connexion Internet. Le système prend ainsi en compte les différentes réalités numériques des étudiants.
63 bus, 28 lignes : un dispositif à suivre sur le terrain
Avec 63 bus et 28 lignes réparties dans 12 villes, le transport universitaire change d’échelle. Mais au-delà des chiffres, l’efficacité du dispositif dépendra surtout de sa capacité à assurer des rotations régulières, à respecter les itinéraires annoncés et à absorber l’affluence aux heures de pointe.
Pour les étudiants, le véritable test sera donc quotidien : trouver un bus, arriver à l’heure en cours et pouvoir rentrer dans de bonnes conditions, tout en maîtrisant les dépenses liées au transport. C’est sur ces aspects concrets que se mesurera l’impact réel de ce nouveau réseau.
Firmin DANNON









